AA - Gevgelija
La crise des immigrants perdure en Macédoine, pays utilisé comme corridor par les demandeurs d'asile en quête de meilleures conditions de vie dans l'Europe occidentale.
Chaque jour, en moyenne quelques 3 000 immigrants traversent la Grèce et atteignent la Macédoine, pour passer d'abord en Serbie puis avancer vers les pays européens dont ils rêvent.
Les agents de sécurité macédoniens assurent le contrôle à la frontière grecque et accueillent les immigrés groupe par groupe, mais des disputes éclatent de temps à autres.
Bien que chacun a une histoire différente, et différents problèmes à surmonter, tous les immigrés ont le même objectif: atteindre les pays européens où ils estiment trouver de meilleures conditions de vie.
Ahmet, un immigré afghan, a déclaré à l'Agence Anadolu, qu'il est très peu probable qu'il puisse mener une vie sécurisée dans son pays, d'où il a dû quitter sa maison et sa patrie, rappelant que les conflits perdurent depuis des années.
"Je veux vivre ma vie, a déclaré Ahmet. Je ne veux plus de guerre. Je veux poursuivre ma formation et apprendre de nouvelles langues."
Son ami Mesut a dit que la formation et l'éducation n'ont plus d'importance dans son pays, et "personne n'a plus de respect pour les sciences."
Mesut a aussi regretté que les Syriens soient priorisés dans les camps de réfugiés en Macédoine.
Pour sa part, l'Irakien Cabbar a affirmé: "Je suis ingénieur électrique mais je n'ai pas le moyen de travailler dans mon pays. Mon pays est en guerre. Deux ou trois centaines de personnes périssent par jour. Je ne pouvais plus y rester. Je veux partir en Finlande, là-bas on respecte les individus sans distinction à cause de la couleur de leur peau ou leur religion."
Selon le ministère macédonien de l'Intérieur, 55 058 immigrés clandestins ont demandé l'asile provisoire en Macédoine depuis le 19 juin, date de l'adoption de la modification sur la loi d'exil.
Parmi ces personnes, 44 623 sont des Syriens.