AA - Madrid - Nur Gülsoy
Après la France et la Grande Bretagne, l'Espagne va connaitre, à son tour, des débats parlementaires et au sein de l'exécutif pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine.
Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, principal parti de l'opposition) a déposé au parlement une motion sur la reconnaissance de l'Etat Palestinien qui sera soumise au vote le 18 novembre.
Dans la motion, le PSOE a demandé que "la Palestine soit reconnue comme un Etat indépendant. Pour les députés du PSOE, il faut relancer les négociations et le dialogue en vue de parvenir à la solution de deux Etats, la Palestine, d'un côté et Israël de l'autre."
Le Parlement espagnol se réunira en session pour débattre pour la première fois de cette question.
Le Parti populaire (PP) conservateur de droite, au pouvoir, défend l'idée qu'il faut reconnaître la Palestine, mais exige, la signature d'un accord entre la Palestine et Israël. Depuis une semaine, le PP a assoupli son point de vue et a commencé à chercher plus d'appui au sein des partis au Parlement, pour reconnaître l'Etat de Palestine.
Le ministre des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia Margallo a organisé une réunion avec les représentants des partis politiques, jeudi dans la Commission parlementaire des Affaires étrangères. "Nous voulons reconnaître l'Etat de Palestine, pas comme un geste symbolique, mais pour contribuer à une solution durable à long terme", a-t-il affirmé.
Margallo a aussi appelé les pays membres de l'Union européenne à adopter une approche commune concernant le sujet.