Michael Gabriel Hernandez
24 Août 2021•Mise à jour: 24 Août 2021
AA / Washington / Michael Hernandez
La décision de savoir si les États-Unis respecteront la date limite du 31 août pour le retrait complet des forces américaines d'Afghanistan appartient au seul président Joe Biden, a déclaré, lundi, un haut responsable de l'administration américaine.
Ces déclarations interviennent quelques heures seulement après une mise en garde lancée par les Taliban contre les "conséquences" d'un maintien des forces étrangères dans le pays au-delà du 31 août, qualifiant cette date de " ligne rouge ".
Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Biden, a déclaré que les États-Unis continuaient de dialoguer quotidiennement avec les Taliban "sur tous les aspects liés à ce qui se passe à (la capitale) Kaboul en ce moment", dans le cadre des opérations en cours pour évacuer les Américains et les Afghans cherchant à obtenir le statut de réfugié.
"Nous allons poursuivre ce dialogue avec eux. En fin de compte, c'est le président qui décidera de la suite des événements. Personne d'autre", a déclaré Sullivan.
Le porte-parole des Taliban, Suhail Shaheen, a déclaré à Sky News, plus tôt dans la journée, que si les États-Unis cherchaient à engager des pourparlers en vue de repousser l'échéance, "la réponse était non".
"Cela créera de la méfiance entre nous. S'ils ont l'intention de poursuivre l'occupation, cela provoquera une réaction", a-t-il déclaré.
Joe Biden a laissé la porte ouverte à une prolongation de la présence en Afghanistan au-delà du 31 août, mais il a déclaré, dimanche, espérer que "nous n'aurons pas à repousser l'échéance, mais il y aura des discussions" à ce sujet.
Le sujet devrait être abordé lors d'une réunion virtuelle du G7, mardi, au cours de laquelle le Premier ministre britannique Boris Johnson devrait inciter Biden à prolonger la date limite qu'il s'est lui-même imposée.
Environ 37 000 personnes ont été évacuées d'Afghanistan depuis que les États-Unis ont pris le contrôle de l'aéroport international Hamid Karzai de Kaboul le 14 août. Ce chiffre comprend environ 10 400 personnes qui ont été évacuées par des vols militaires américains entre dimanche matin et lundi matin, selon la Maison Blanche.
La prise de contrôle éclair de la capitale par les Taliban le 15 août a déclenché une vague de départs, notamment parmi les personnes qui ont collaboré avec les forces et organisations américaines et qui craignent pour leur vie sous le régime des Taliban.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj