AA - Washington - Nur Gülsoy
Le président des États-Unis Barack Obama a avoué que les Services secrets américains ont sous-estimé la menace de l'EIIL au début.
Obama qui s'exprimait dimanche, sur la chaîne américaine CBS, a reconnu que les États-Unis ont "sous-estimé les événements survenus en Syrie et surestimé la capacité et la volonté de l'armée irakienne à combattre", comme l'avait affirmé le Directeur de renseignement national américain, James Clapper.
"Nous aidons l'Irak sur son propre territoire, dans une guerre qu'elle mène avec ses propres soldats, a poursuivi Barack Obama. Ce n'est pas une situation où 'les États-Unis contre l'EIIL'.
L'EIIL n'est pas seulement une organisation terroriste, mais elle a aussi des aspirations territoriales et représente un mélange de stratégies et de tactiques dignes d'une armée, selon le président américain.
Barack Obama a insisté "ne pas être en guerre contre l'islam: "l'islam est une religion qui prêche la paix et la majorité des musulmans sont pacifistes. Mais en ce moment, il y a un cancer qui se propage dans le monde musulman qui autorise l'assassinat des innocents qui ne partagent les mêmes croyances."
Pour le président américain, la solution n'est pas de déployer des soldats américains dans les pays en crise, mais d'édifier des partenariats solides et mobiliser la communauté internationale ainsi que le monde arabe et musulman.