AA - Le Caire - Bilal Muftuoglu
Le porte-parole de la famille du président déchu Mohamed Morsi ainsi que les Frères musulmans et le Parti de la liberté et de la justice (mouvement politique affilié aux Frères musulmans) ont déploré, dans trois communiqués séparés, la mort de 30 soldats dans un attentat contre un barrage des forces de l'armée.
L'attentat visant les forces de l'ordre dans la province du Sinaï Nord, perpétré vendredi, avait fait au moins trente morts et une trentaine de blessés.
Osama Morsi, fils de Mohamed Morsi, a qualifié l'attentat contre les forces de l'armée d'''un crime horrible'', dans un message publié sur sa page Facebook.
Selon Osama Morsi, les ''autorités issues du coup d'Etat'' seraient responsables de la mort des soldats.
Les Frères musulmans, de leur côté, ont qualifié l'attentat d'''un massacre'', tout en offrant leurs condoléances aux familles des victimes.
Le mouvement a aussi estimé les autorités étatiques et le Président égyptien Abdel-Fattah al-Sisi responsables de la mort des personnels de l'armée.
D'autre part, le mouvement a refusé l'appel pour évacuer les résidents de la Péninsule de Sinaï, indiquant que ces derniers ont toujours été sur la ''première ligne de défense'' pour la sécurité de la province du Sinaï Nord.
Le Parti de la liberté et de la justice a également condamné l'attentat, soulignant qu'il ne faudra pas traiter la mort des soldats égyptiens à la légère.
Les autorités égyptiennes ont fermé, samedi, le poste-frontière de Rafah, sur la frontière entre l'Egypte et la Bande de Gaza.
Le Président al-Sisi a déclaré, samedi, avoir pris ''des mesures à la frontière avec la Bande de Gaza afin d'en finir avec le phénomène du terrorisme à la racine''.
Il avait ajouté que les mesures seront ''nombreuses'', sans pourtant donner de précisions sur leur nature.