AA / Le Caire / Jomaa M’silhi
La Ligue des Etats Arabes (LEA) a fait incomber à Israel l’entière responsabilité de ce qu’elle a qualifié de « dangereuse impasse » à laquelle sont parvenues les négociations de paix avec la partie palestinienne, considérant qu’il n’y aurait « point de paix sans l’établissement d’un Etat palestinien indépendant, avec comme capitale Jérusalem-Est ».
La LEA a exprimé cette position dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion, lundi, au siège de la Ligue au Caire, du Conseil de la Ligue au niveau des délégués permanentes sous la présidence du Maroc, à la veille de l’expiration du délai prévu initialement pour la fin des négociations de paix, entamées, 9 mois plus tôt, entre Palestiniens et Israéliens, sous parrainage américain.
« Israel assume la responsabilité de l’échec des négociations de paix à cause de son refus de respecter les référentiels du processus de paix et d’inadopter la solution des deux Etats en établissant l’Etat palestinien indépendant aux frontières du 4 juin 1967 et avec comme capitale Jérusalem-Est », indique le communiqué.
« De même, Israel a refusé d’honorer ses engagements en libérant un quatrième contingent de prisonniers palestiniens », poursuit le communiqué.
Tel Aviv avait décidé de suspendre les pourparlers avec l’Autorité palestinienne et de lui infliger des sanctions économiques, en réaction à l’accord de réaction interpalestinienne conclu, mercredi passé, entre les Mouvements « Fatah » et « Hamas ».
La Ligue n’a pas manqué de condamner « les graves exactions commises en permanence par Tel Aviv, à l'encontre de l’enceinte de la mosquée d’al-Aqsa, en vue de la judaïser et de contrôler le lieu de culte », revendiquant une « mobilisation rapide afin de mettre un terme immédiatement à ces violations ».
La LEA a, par ailleurs, « accueilli favorablement » l’annonce de la réconciliation interpalestinienne entre les Mouvements Fatah et Hamas, mettant l’accent sur l’importance de « hâter la mise en œuvre de l’accord afin de garantir les intérêts supérieurs du peuple palestinien ».
Le Conseil de la Ligue a, dans ce contexte, salué les efforts déployés par l’Egypte pour parvenir à cette réconciliation, insistant sur "l’impératif qu’il y a à ce que Le Caire poursuive ses efforts pour parrainer ledit accord".
La LEA a, également, fait part de sa considération pour l’Arabie Saoudite pour ses efforts consentis depuis l’accord de la Mecque en 2007 ainsi que pour le Qatar pour la conclusion de l’accord de Doha en 2012 entre les factions palestiniennes.