Barış Gündoğan,Ayvaz Çolakoğlu
11 Janvier 2019•Mise à jour: 13 Janvier 2019
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
L'organisation terroriste YPG/PKK continue d'enrôler de force dans ses rangs des "enfants soldats" âgés de 11 à 16 ans.
Selon les informations recoupées, vendredi, par le correspondant d'Anadolu, le PKK continue d'envoyer des enfants, enlevés à leurs familles, se battre sur le front.
L'organisation terroriste utilise les enfants notamment en Syrie et dans le Nord de l'Irak.
Selon un rapport publié par Amnesty International, les enfants ainsi enlevés à leurs parents sont poussés à vivre dans des conditions inhumaines par le YPG/PKK.
Un rapport américain sur le traite d'êtres humains daté de juillet 2015, précise que les enfants, d'origine kurde, sont enlevés et enrôlés de force par l'organisation terroriste PKK.
Dans le même rapport publié en juin 2016, il est indiqué que des enfants, garçons et filles, âgés de moins de 15 ans, sont envoyés par le PYD/YPG, une extension du PKK en Syrie, dans des camps pour y suivre une formation armée.
En avril 2015, malgré les protestations de sa famille, une jeune fille de 16 ans a été enrôlée de force par le YPG, rapporte le document.
De nombreux pays, ONG et structures de la société civile, tentent d'attirer, depuis plusieurs années, l'attention sur les agissements inhumains du PKK.
Ainsi, de nombreux exemples d'enfants envoyés combattre sur le front par le YPG à Afrin, Kobané et Jazira, sont relevés par ces structures.
Un nombre important d'enfants, utilisés par le YPG pour gonfler ses rands, auraient été tués lors de combats en Syrie, selon les constations effectuées sur le terrain par certaines ONG.
Il est à noter que l'emploi d'enfants de moins de 15 ans dans des conflits armés constitue, selon le droit international et le Statut de Rome, un crime de guerre.
Par ailleurs, 29 cas d'enfants enrôlés de forces dans les rangs du PKK ont été enregistrés rien que dans le Nord de l'Irak, alors qu'on sait que de nombreux parents n'osent pas se manifester de peurs des menaces et représailles proférées par les membres de l'organisation terroriste, sur d'autres membres de leurs familles.
Les parents d'une jeune fille de 16 ans, enlevée de force et amenée dans un camp du PKK, témoignent de ce qu'ils ont vu lorsqu'ils se sont rendu au camp pour réclamer le retour à la maison de leur fille.
Ils affirment avoir vu des enfants, dont certains âgés d'à peine 11 ans, se balader dans le camps avec, autour de l'épaule, un fusils d'assaut de type AK-47.