AA/ Le Caire/ Hajer Dessouki
Le terrorisme qui ne cesse de se propager dans la région se nourrit indéniablement des frustrations et de la dictature, a lancé le chef de la coalition de l’opposition syrienne, Hadi al-Bahra, appelant à ce propos la Ligue des Etats Arabes à prendre une décision contraignant le président du régime syrien, Bachar Al-Assad à renoncer au pouvoir.
Lors d’une allocution prononcée, dimanche, à la 142ème session du Conseil de la Ligue au niveau des ministres des Affaires étrangères, au Caire, le chef de l’opposition syrienne a affirmé que « le despotisme se nourrit indéniablement du terrorisme dans la région».
« Pour mettre fin au terrorisme et à l’extrémisme qui sévit dans la région, il importe de prévoir une période transitoire en Syrie et de contraindre Al-Assad à renoncer au pouvoir », a-t-il plaidé.
« Le changement démocratique et la mise en place d’une instance du gouvernement provisoire, sont un passage obligé pour mettre fin à l’extrémisme », a-t-il encore revendiqué.
Plusieurs pays de la région ainsi que des puissances occidentales ne cessent d’exprimer des appréhensions face à la montée en puissance des groupes terroristes, suite à la crise syrienne et depuis que l’organisation de l'Etat Islamique( EI) s’était emparé de larges pans du territoire irakien.
Evoquant la situation au Liban, pays affecté par la crise en Syrie, le chef de l’opposition syrienne a réaffirmé « le rejet catégorique de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du Liban », formulant le souhait de voir « le gouvernement libanais éteindre la mèche de la guerre ».
« Bien que le gouvernement libanais se soit abstenu de s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes, il n’en reste pas moins qu’il est dans l’obligation de s’acquitter de sa responsabilité envers les réfugiés syriens établis sur son territoire », a-t-il rappelé.
« L’obstination du régime syrien, son attitude hautaine envers les pays arabes, sont autant de facteurs qui ont empêché la Ligue d’atteindre son objectif en Syrie », a-t-il justifié.
La cession du siège occupé par le régime syrien à la coalition syrienne dans la Ligue des Etats Arabes est une des questions encore controversés, largement débattues lors des Sommets arabes de Doha en 2013 et du Koweit en 2014, en raison de la résistance de certains pays arabes et de l'existence d'obstacles d'ordre juridique, selon des responsables à la Ligue.