AA/Djouba (Soudan du Sud)/ Atem Simon
Un tribunal sud-soudanais a libéré vendredi, quatre politiciens impliqués dans une tentative de coup d’Etat présumé contre le président sud-soudanais Salva Kiir.
Pagan Amum Okech, Oyai Deng Ajak, Majak d'Agoot et Ezekiel Lul Gatkuoth avaient été arrêtés en décembre dernier, lorsque le président Kiir avait accusé le vice-président limogé Riek Machar d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat contre son régime.
Il s'agit de l'ex-Secrétaire général du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) Pagan Amum Okech, de l'ex-ministre de la Sécurité nationale Oyai Deng Ajak, de l'ex-ambassadeur à Washington, Ezekiel Lul Gatkuoh et de l'ancien vice-ministre de la Défense, Majak d'Agoot.
Dans une déclaration faisant suite à sa libération, Pagan Amum Okech a qualifié les charges retenues contre lui de « fabriquées », avant de faire le serment de continuer à œuvrer pour la paix au Soudan du Sud.
Jeudi, le ministre de la Justice sud-soudanais, Paulino Wanawilla Unango, avait annoncé que les charges retenues contre les quatre politiciens, proches de Machar, avaient été abandonnées sur ordre de Kiir lui-même, pour des raisons "d’intérêt public".
Des différends entre l’actuel président sud-soudanais Salva Kiir et le vice-président limogé Riek Machar - anciens alliés devenus ennemis - avaient fini par devenir un conflit déclaré, en décembre dernier, lorsque le président a accusé Machar d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat.
Depuis lors, le Soudan du Sud fait face à des affrontements sanglants opposant les forces gouvernementales et les insurgés menés par Machar.