Adham Kako,Nur Asena GÜLSOY
29 Septembre 2017•Mise à jour: 29 Septembre 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
Le réseau des Droits de l'Homme de Syrie (SNHR) a appelé la communauté internationale à protéger les civils à Idlib.
Le SNHR a publié un rapport sur les attaques aériennes dans la zone de désescalade à Idlib, vendredi.
Le réseau a précisé qu'au moins 46 centres vitaux ont été ciblés du 19 au 27 septembre.
Selon ce rapport, 714 frappes aériennes ont été menées dans cette période, dans les parties rurales dans le Sud et l'Ouest d'Idlib.
Au moins 85 civils, dont 23 enfants et 24 femmes, ont péri dans les frappes, a indiqué le SNHR.
Les habitants de ces zones ne sont pas informés au préalable des attaques que commettent les forces russes et les forces du régime, et «selon les recherches, il n'y avait aucun élément militaire des groupes d'opposants ou islamiques radicaux dans ces endroits», d'après le SNHR.
Le réseau a appelé le Conseil de Sécurité des Nations Unies (ONU) à prendre des mesures en vue de protéger les civils, puisque «les Russes et les forces du régime ont violé les droits de l'Homme».
Le SNHR a précisé que durant les huit premiers jours des attaques, 46 zones d'habitation où se trouvaient des écoles, des hôpitaux, des centres médicaux, des postes de défense civile, des villes-tentes et des routes, ont été ciblées.
Les attaques ont frappé deux lieux de culte, deux villes-tentes, seize postes de défense civile, six écoles et dix centres médicaux, d'après le rapport.
Au terme des pourparlers d'Astana, la Turquie, la Russie et l'Iran avaient déclaré Idlib et la Gouta-Oriental «zones de désescalade».
La Turquie et les États-Unis avaient mis en garde Moscou contre l'intensification des raids aériens à Idlib.
Les correspondants de l'Agence Anadolu à Idlib notent que plus d'une centaine de civils ont été tués dans les attaques, les dix derniers jours.