AA / Djeddah / Ahmed al-Masri
Le roi saoudien Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud a reçu, mercredi, à Djeddah (ouest), le premier ministre libanais Tammam Salam et la délégation l’accompagnant.
L’entretien a permis de passer en revue les relations unissant les deux pays et les moyens de les promouvoir dans divers domaines, ainsi que les derniers développements sur la scène régionale et internationale, a indiqué l’agence de presse saoudienne SPA (officielle).
Au cours de l’entretien, le premier ministre libanais a exprimé sa considération au roi Salmane pour le soutien constant et «en toutes circonstances du royaume [saoudien] aux Libanais et au Liban».
Salam est arrivé mardi soir en Arabie Saoudite et s’est immédiatement entretenu avec le prince Mohamed Ben Nayef Ben Abdelaziz, prince héritier, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur.
Lors de précédentes déclarations sur l’objet de sa visite en Arabie Saoudite, Salam a indiqué qu’elle portera sur la situation au Liban en général, et sur la guerre menée par l’armée et les forces de sécurité libanaises contre le terrorisme en particulier. Elle permettra également, a-t-il dit, d’aborder le dossier des réfugiés syriens «qui constitue un énorme fardeau pour le Liban à tous les niveaux ».
«Nous allons proposer à nos frères saoudiens un plan ad’action pour affronter la question des réfugiés», avait annoncé Salam : une première partie concernant le volet humanitaire du problème, et une seconde partie ayant trait au renforcement de l’infrastructure et des secteurs libanais qui accueillent les réfugiés syriens.
Le premier ministre libanais a dit espérer obtenir le soutien des dirigeants saoudiens pour améliorer les conditions dans certaines zones déshéritées du Liban, susceptibles de se transformer en foyers du terrorisme.
Il a également souligné que ses entretiens avec les responsables saoudiens porteront sur la situation explosive dans la région.
Selon l’ONU, plus de 1.1 million de réfugiés syriens vivent actuellement au Liban, mais le chiffre réel est bien plus élevé devant le flux permanent de réfugiés qui fuient la crise syrienne. Les observateurs affirment que les réfugiés vivent dans des conditions extrêmement difficiles, en l’absence d’un soutien de l’Etat et devant les aides "timides" des organisations humanitaires.