AA/Abuja (Nigéria)/ Stella Odueme
Le gouvernement nigérian a déclaré, jeudi, avoir récemment dû se résoudre à acheter des armes à la Russie et à la Chine et à annuler une partie de la formation militaire dispensée par les Etats-Unis, mais a démenti toute relation de ces mesures avec de possibles tensions avec Washington.
«Aucun pays sensé ne permettrait d’être pris en otage par une autre nation ou à être tenu pour acquis au sein d’un marché libre» a déclaré le directeur général de l’Agence d’orientation nationale du Nigéria et coordonateur du Centre national d’information, Mike Omeri, lors d’un point de presse à Abuja, capitale fédérale du Nigeria.
«Nous n’avons pas commencé à utiliser des armes de la Russie seulement aujourd’hui. Le fusil d’assaut AK-47, ainsi que d’autres armes de notre inventaire, proviennent de chez les Russes » a affirmé Omeri.
Le haut responsable nigérian a attribué l’annulation de la formation militaire américaine à une «légère divergence» concernant des points sensibles du programme.
Oméri a également souligné que le Nigéria s’était résolu à acheter des armes à la Russie et à la Chine, du moment que le pays est libre de s’adresser à n’importe quelle partie qui lui semble appropriée.
Le haut responsable nigérian a assuré que son pays continuait à partager des informations des services de renseignements avec les Etats-Unis et a appelé les Nigérians à ne pas interpréter les dernières initiatives du gouvernement comme une escalade d’un «supposé désaccord» avec Washington.
Deux semaines auparavant, l’envoyé du Nigéria à Washington avait cependant critiqué les Etats-Unis, l’accusant d’entraver les efforts de lutte menée par le Nigéria contre le terrorisme en refusant de lui vendre des armes. Washington avait, pour sa part, rejeté ces accusations.
Des responsables américains ont, par ailleurs, provoqué la colère du gouvernement nigérian par des critiques sur les violations des droits de l’Homme perpétrées au Nigéria.