AA/Ahmed Masry
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Mohammed Ben Salman Bin Abdulaziz s’est rendu dimanche dans la ville de Jizan, au sud de l’Arabie Saoudite, pour examiner les moyens de renforcer le dispositif militaire de cette région, située à la frontière avec le Yémen.
Cette visite, dont l'annonce a été faite lundi, intervient au moment où le ministre yéménite des Affaires étrangères, Riyad Yassin, a déclare que son pays a demandé du Conseil de la Coopération du Golfe (CCG), l'intervention des forces du «Bouclier de la Péninsule» avant que le groupes armés d’Ansar Allah (Houthis), soutenus par l’Iran, ne s’emparent de tout le Yémen.
La veille, Abdelmalek al-Houthi, leader du groupe éponyme, a accusé, sans les nommer explicitement, l’Arabie Saoudite et le Qatar de «dépenser énormément d'argent pour viser le peuple yéménite, dans le cadre d’un système international dirigé par les États-Unis et Israël». Le leader houthi a précisé : «Ces Etats voisins veulent déstabiliser le Yémen».
L'agence de presse saoudienne (officiel) a affirmé lundi, que le ministre saoudien de la Défense a été accueilli à l’aéroport régional de Jizan, par le général, Abderrahman Ben Salah Benyann, chef d'état-major, ainsi que par le commandant de la province du sud, le général Motlaq Bin Salah Azimaa, et le commandant de Jizan, le général Marei Bin Salem al-Shahrani.
La même source indique qu’immédiatement dès son arrivée, "le ministre de la Défense, s’est dirigé en hélicoptère vers la frontière avec le Yémen, où il a inspecté le commandement avancé des opérations, contrôlé le dispositif militaire et examiné les moyens de le renforcer, en réponse au contexte régional".
Les Houthis avaient pris le contrôle, au cours de la semaine écoulée, de l’aéroport de Taez, au centre du Yémen, ainsi que d’autres points stratégiques dans la ville. Jeudi dernier, les Houthis ont bombardé le palais présidentiel à Aden, au sud du Yémen.
Et en réponse à des manœuvres Houthis près de la frontière avec l'Arabie Saoudite, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Khalid al-Attiyah affirmé le 12 mars que «Le CCG a les moyens, qu’il n’exposera pas publiquement, de défendre ses intérêts, la sécurité de ses frontières, et sa souveraineté».