AA/Bagdad/Ali Jawwad
Le ministère irakien de l'Intérieur, a annoncé, mardi, le limogeage et le remplacement de 35 officiers supérieurs, sur « la base des recommandations de la Haute Commission chargée d’évaluer les dirigeants au siège du ministère ».
La liste des remplacés et limogés, dont Anadolu a reçu une copie, comprend 28 généraux, et 7 colonels.
Le Premier ministre irakien, Haydar al-Abadi, avait décidé le mois dernier, de mettre en place une instance chargée d’évaluer les responsables sécuritaires, après la dégradation de la situation à al-Anbar (ouest).
Al-Abadi a mené de vastes changements au sein des institutions sécuritaires, depuis qu’il a accédé à la présidence du gouvernement irakien, en septembre dernier. Il a ainsi limogé environ 400 officiers des ministères de la Défense et de l'Intérieur, et a renvoyé tous les officiers sur lesquels Nouri al-Maliki s’est appuyé, durant huit années.
Le vice-Premier ministre, Nouri al-Maliki, est accusé d’être à l’origine de l’effondrement de l’institution sécuritaire irakienne.
De son côté, le ministre irakien de la Défense, Khaled al-Obeidi, estime à 27 milliards de dollars US, les pertes de son département dans la ville de Mossoul après les événements de juin dernier.
Le 10 juin 2014, les éléments de l’EIIL ont pris le contrôle de la ville de Mossoul, chef-lieu de la province irakienne de Ninive (Nord) avant d’étendre leur présence sur d’autres territoires dans le nord et l’ouest de l’Irak, mais aussi dans le nord et l’est de la Syrie, annonçant dans le même mois, l’instauration de «l’Etat du Califat».
Les forces irakiennes tentent depuis de récupérer ces territoires pris par l’EIIL avec l'aide des milices qui lui sont loyales et des Peshmergas, ainsi que d'une couverture aérienne de l’aviation de la Coalition internationale menée par les Etats-Unis.