AA/Beyrouth/Jad Yatim
Une source militaire libanaise de haut rang, a affirmé jeudi que l'armée libanaise ne participera à aucun combat contre les groupes armés syriens, sauf s’il s’agit de défendre la terre libanaise. Il a souligné qu’il n’y a pas d’affrontement, actuellement, en territoire libanais entre Hezbollah, et ces groupes armés, précisant: Les combats se déroulent «bien loin de nous».
La même source a affirmé à Anadolu sous le sceau de l’anonymat : «Tous les affrontements qui ont eu lieu dernièrement entre Hezbollah et les groupes armés syriens, et en particulier le Front al-Nosra, se sont déroulés dans la zone frontalière de Qalamoon, en territoire syrien, bien loin de nous».
Le Front al-Nosra a lancé il y a quelques jours une «attaque préventive» contre les positions de Hezbollah dans la zone de Qalamoon où le mouvement se bat aux côtés de l'armée du régime syrien. L’offensive a été lancée en réaction aux préparatifs menés par Hezbollah, en prévision de ce qu’il décrit comme la «Bataille de Qalamoon», destinée à reprendre le contrôle de la région.
Les affrontements se poursuivent depuis trois jours jusqu'à ce jeudi. Mais le secrétaire général de Hezbollah, Hassan Nasrallah, a refusé d’annoncer, dans son discours prononcé mardi, le déclenchement officiel de la bataille de Qalamoon.
La source militaire libanaise de haut rang confirme cependant que «l'armée ne participera pas à des combats contre ces groupes tant qu'ils demeurent en territoire syrien». Elle a souligné: «Nous ne sommes concernés par aucune bataille tant qu’elle se déroule loin de nos villages et de nos sites de défense».
L'armée libanaise mène une guerre contre des groupes terroristes. De violents affrontements ont eu lieu en août dernier, contre les insurgés syriens de l’EIIL et du Front al-Nosra. Des combats entre l’armée libanaise et ces groupes ont éclaté dans la région d’Arsal, et ont duré cinq jours.
Des soldats libanais ont été enlevés, 17 ont été tués, et 86 militaires ont été blessés lors des affrontements.
Le Front al-Nosra et l’EIIL retiennent encore respectivement 17 et 6 soldats libanais. Les deux organisations ont exécuté, chacune, deux militaires.