AA/ Cotonou/ Serge David Zouémé
Cotonou, capitale économqiue du Bénin, s'est réveillée, jeudi, au milieu d'un calme précaire, à l'issue de trois jours de manifestations, alors que des forces armées campaient au niveau de ses principales artères, a rapporté le correspondant de Anadolu.
Depuis lundi 4 mai, Cotonou vit une tension particulière occasionnée par des manifestations de l'opposition provoqué par la convocation devant la justice d'un dirigeant de l'opposition et l'arrestation d'autrs opposants.
Des gendarmes ont encerclé, dans la matinée de lundi, le domicile de l'opposant Candide Azanaï, président et fondateur du parti politique "Restaurer l’Espoir", avant de s'y introduire pour lui remettre "une convocation immédiate pour se rendre à la brigade de gendarmerie" ont indiqué des témoins et des proches d'Azanaï. Le président béninois, Boni Yayi, ayant déposé plainte contre Candide Azanaï pour "avoir porté des propos injurieux sur sa personne".
Observant une accalmie jeudi, l'opposition se dit prête à redscendre dans la rue si le "gouvernement ne décide pas la relaxe immédiate des manifestant arrêtés durant les trois derniers jours".
Mercredi soir, les leaders de l’Union fait la Nation, principale alliance de l’opposition, ont organisé au siège du parti à Cotonou, une conférence de presse, invitant en urgence le gouvernement a ordonner la relaxe immédiate et sans condition des manifestants arrêtés par les forces de l’ordre.
Le parti au pouvoir des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a, pour sa part dénoncé dans une conférence de presse tenue mercredi soir "les agissements des partisans de l’opposition".
Aucun chiffre officiel n'a été communqué par le gouvernement jusqu'à jeudi sur le nombre de manifestants arrêtés.