Tarek Mohammed
03 Août 2017•Mise à jour: 03 Août 2017
AA/New York/Mohamed Tarek
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité, mercredi, une résolution appelant tous les pays à s’abstenir de présenter toute forme d’aide aux structures ou aux personnes impliquées dans des actes terroristes, et à exécuter entièrement et efficacement toutes les résolutions précédentes y afférents du Conseil.
La décision, élaborée par l’Egypte (qui préside le Conseil en aout) appelle tous les pays à «étudier l'adhésion aux conventions et traités internationaux régionaux et internationaux y afférents dans le but d'aider à stopper l'acheminement d'armes aux terroristes».
Cette résolution, adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil, appelle, dans ce sens, à «prendre les mesures adéquates, quand il le faut, pour garantir l’arrêt de l'acheminement d'armes aux terroristes, conformément aux décisions du Conseil de sécurité».
La résolution, numéro 2370 du Conseil, dont Anadolu a eu copie, incite les pays membres de l’ONU à prendre les mesures légales adéquates contre ceux qui contribuent à l’approvisionnement des terroristes en armes (sans les identifier).
Elle met l’accent, entre autres, sur l’importance de «renforcer les aptitudes des pays membres dans l’application de la loi et la surveillance des frontières ainsi que dans le développement de leurs capacités à mener des enquêtes relatives aux réseaux de trafic d’armes et aux stocks des armes légères et de petit calibre».
La résolution souligne également la nécessité de développer la coopération internationale pour l’interdiction de la livraison d’armes aux terroristes, de renforcer la coopération judiciaire entre les pays membres et la coordination entre les structures de l’ONU, dont principalement les comités des sanctions relevant du Conseil de Sécurité et les organes subsidiaires y afférents.
Plus tôt dans la journée, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Zeid, a indiqué que son pays évaluera les sanctions imposées sur un nombre de pays (qu’il n’a pas cité) et demandera au Conseil de sécurité d’évaluer le degré d’efficacité de ces sanctions, à travers les expériences des pays précédemment soumis à ces mesures.
Le Qatar a, pour sa part, déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité et du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, contre l’Egypte, l’accusant d’exploiter son adhésion au conseil pour des fins politiques.
Doha a indiqué, dans un document écrit, déposé vers la fin du mois dernier au Conseil de sécurité et rendu public ce mercredi, que ces fins « n’ont aucun rapport avec la mission du Conseil de sécurité et de ses comités et que l’Egypte adresse des accusations infondées contre le Qatar ».
L’Arabie Saoudite, les Emirats, le Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, le 5 juin dernier. Les trois premiers pays ont imposé à Doha des restrictions, l’accusant de soutenir le terrorisme, chose qui a été fermement démentie par Doha.
Le 22 juin, les 4 pays ont élaboré une liste de 13 revendications, comprenant la fermeture de la chaîne al-Jazeera, une mesure refusée par Doha qui considère que ces revendications sont « irréalistes et irréalisables ».
L’adhésion non-permanente de l’Egypte au Conseil de sécurité a démarré en 2016 et prendra fin le 31 décembre prochain. La présidence du conseil est occupée, à tour de rôle, par les pays membres, durant un mois, suivant l’ordre alphabétique des pays, en anglais.