Sena Güler
26 Avril 2018•Mise à jour: 27 Avril 2018
AA / Bruxelles / Yusuf Hatip
L'Union européenne (UE) a décidé jeudi d'imposer "de nouvelles mesures restrictives" au Myanmar, selon le Conseil européen.
"Le Conseil a prolongé pour un an l'embargo existant sur les armes et le matériel pouvant être utilisé à des fins de répression interne ", indique le communiqué du Conseil.
Il a également "interdit la formation et la coopération militaire avec l'armée du Myanmar".
Le Conseil a aussi "pris des mesures restrictives ciblées à l'encontre de hauts responsables militaires des forces armées du Myanmar (Tatmadaw) responsables de violations graves et systématiques des droits de l'homme".
Les Rohingyas, décrits par l'ONU comme la communauté les plus persécutée au monde, font face à des craintes accrues d'attaques depuis que des dizaines de personnes ont été tuées dans des violences communautaires en 2012.
Ces craintes se sont matérialisées avec la campagne de répression lancée par les forces birmanes, le 25 août 2017. Depuis, quelque 750 mille Rohingyas, principalement des enfants et des femmes, ont fui le Myanmar vers le Bangladesh voisin, selon l'ONU.
Au moins 9 000 Rohingyas ont été tués dans l'Etat d'Arakan du 25 août au 24 septembre 2017, selon Médecins sans frontières.
Dans un rapport publié le 12 décembre, l'organisation humanitaire mondiale a déclaré que la mort de 71,7% des victimes, soit 6 700 Rohingyas, était causée par la violence. On dénombre parmi ces victimes 730 enfants de moins de 5 ans.