AA / Addis-Abeba / Abda Abdélkérim
Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (UA) a célébré, dimanche, au siège de l’UA, dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, le 10ème anniversaire de sa création.
Ont, notamment, pris part aux festivités le président du Conseil, le vice-président de la Commission Africaine, le vice-président du Parlement africain et le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, Erastus Mwencha, vice-président de la Commission de l’UA a estimé que « la célébration de cet anniversaire revêt une importance particulière dans la mesure où elle nous offre l’opportunité de se rappeler des personnes qui ont sacrifié leurs vies pour la stabilité du Continent africain ».
Dans une allocution prononcée au nom de la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma , absente à cause de sa participation à la cérémonie de prise de fonction du président sud-africain Jacob Zuma, Mwencha a indiqué qu’en « dépit des succès engrangés par le Conseil de Paix et de Sécurité dans plusieurs régions du Continent, il n’en demeure pas moins qu’une série de crises et de différends persistent ».
Il a énuméré, à ce propos, les conflits qui secouent le Soudan du Sud, la Centrafrique et la menace que représentent désormais les groupes « terroristes », relevant que le « Kenya est devenu la cible du Mouvement somalien des « Shebab », ce qui constitue un grand défi ».
Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Securite a indiqué, pour sa part, que « malgré les réalisations accomplies par le Conseil, des défis sont en suspens et qui doivent êtres surmontés, notamment, le conflit au Soudan du Sud et le Mouvement des « Shebab » qui cible le Kenya ainsi que la situation qui prévaut en Centrafrique et au Congo ».
La présidente du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA a, par ailleurs, souligné que « le rôle du conseil consiste en la consécration du processus de paix dans le continent », relevant des améliorations « notoires » accomplies au cours des dix dernières années.
« Plusieurs défis sont en suspens. Il s‘agit, notamment, de l’extrémisme, des conflits, des kidnappings, du trafic d’armes, et des crimes transfrontaliers », a-t-elle poursuivi.
De son côté, le vice-président du Parlement africain a appelé à « résoudre les conflits du continent en à œuvrer en étroite collaboration avec le Parlement africain qui accomplit comme il se doit sa mission consultative, devenu mur pour se transformer en parlement législatif ».