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13 Mars 2021•Mise à jour: 13 Mars 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada a condamné, vendredi, à l’occasion des dix ans qui se sont écoulés depuis l’enclenchement de la révolution syrienne, les « violations flagrantes des droits de la personne qui persistent » dans ce pays.
C’est ce qui ressort d’un communiqué mis en ligne par le ministère canadien des Affaires étrangères, sur son site électronique.
« Dix ans après les manifestations en Syrie et la violente répression qui s'en est suivie, les violations flagrantes des droits de la personne persistent », lit-on dans le communiqué.
« Des Syriens ont été torturés, assassinés, enlevés de force et attaqués à l'arme chimique. Le régime syrien a cruellement et systématiquement réprimé et commis des crimes contre sa propre population, lui infligeant des souffrances inimaginables », poursuit le communiqué publié conjointement avec les Pays-Bas.
La diplomatie canadienne a tenu à rappeler que « dans les 10 dernières années, on estime que plus de 200 000 civils syriens sont morts dans le conflit, tandis que 100 000 autres sont portés disparus ».
« Plus de six millions de Syriens, qui ont presque tout perdu, ont été déplacés, et 5,5 millions ont fui ailleurs dans le monde », a tenu à souligner le communiqué.
« Face à ces graves violations du droit international, le Canada et le Royaume des Pays-Bas prendront ensemble de nouvelles mesures pour que la Syrie rende des comptes, particulièrement en ce qui concerne les violations des droits de la personne et la torture », poursuit le texte.
« Nous tiendrons le régime Assad responsable de ses violations de la Convention des Nations Unies contre la torture et exigerons que justice soit rendue aux victimes des crimes horribles commis par le régime », insiste la déclaration.
« Nous avons rappelé à la Syrie qu’elle doit cesser ses violations, aux termes de ses obligations internationales, et réitéré nos appels à mettre fin à l'impunité et à faire régner la justice et nous sommes déterminés à faire un effort sincère pour tenter de résoudre notre différend avec la Syrie par
la négociation », indique le communiqué.
« Toutefois, si cela ne mène pas à un règlement rapide, nous pourrions songer à entreprendre ensemble un recours judiciaire au titre de la Convention contre la torture », avertit Ottawa.
Le Canada réaffirme son intention de « saisir la Cour pénale internationale de la situation en Syrie et salue les efforts déployés au niveau international pour atteindre la justice ».
« Nous restons déterminés à faire respecter l'ordre international fondé sur des règles et appelons tous les États et la communauté internationale à soutenir les efforts visant à rendre la Syrie responsable de ses actes en se joignant à nous », conclut le texte.