AA/ Bujumbura/ Judith Bastoma
Le Burundi a manifesté sa volonté de participer à l’initiative lancée par la Tanzanie en vue de réviser l’accord d’Entebbe, signé en 2010 par les pays du Bassin du Nil.
« Nous sommes prêts à participer à la réunion, s’ils nous invitent », a affirmé le porte-parole du gouvernement du Burundi, Philippe Nzobonariba. « La position du Burundi sera définie sur la base de consultations menées avec toutes les parties prenantes », a-t-il ajouté à Anadolu.
Et d'insister « Nous sommes tous bénéficiaires des eaux du Nil. Aucun ne devrait se sentir lésé ou privé », en rappelant qu’il "faut préserver les intérêts de tous les pays".
La Tanzanie avait lancé une initiative pour la révision de l’accord d’Entebbe, afin de prendre en considération les besoins en eau de l’Egypte.
Le chef de la diplomatie tanzanienne, Bernard Membe, a remis, lundi dernier, au Parlement de son pays, un document selon lequel : « La Tanzanie estime que la clause qui prévoit le partage à parts égales des ressources du Nil entre les pays riverains devrait être révisée en faveur de l’Egypte, puisque il s’agit d’un pays désertique, dont le Nil est l’artère de vie ».
Pour ce faire, la Tanzanie prévoit de convoquer une réunion de tous les pays du Bassin du Nil pour réviser ce traité, en considérant les besoins économiques de l’Egypte.
Participeront à cette réunion, selon l'approche tanzanienne, les ministres des Affaires étrangères et les ministres chargés des ressources en eau des pays du bassin du Nil.
Plusieurs pays du bassin du Nil, dont l’Ethiopie, estiment que les traités qui régissent le partage des eaux du fleuve remontent à l’époque coloniale et n’engagent pas les autorités actuelles. L’Egypte se base, de son côté, sur un principe fondamental du droit international selon lequel les traités, notamment relatifs aux frontières et à la situation géographique, restent en vigueur même en cas de changement des autorités.
L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, le Tanzanie et le Kenya avaient signé l’accord d’Entebbe qui prévoit un nouveau partage "équitable et raisonnable" des eaux du Nil.
L’Egypte a qualifié cet accord "d’illégal" puisqu’il enfreint le droit international, alors que le Soudan a refusé de signer ce traité qui touche à ses ressources hydriques.
Le bassin du Nil compte onze pays. Il s'agit de l'Érythrée, l’Ouganda, l’Ethiopie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Congo RDC, le Burundi, la Tanzanie, le Rwanda, le Kenya et de l’Egypte.
AA/ Bujumbura/ Judith Bastoma
Le Burundi a manifesté sa volonté de participer à l’initiative lancée par la Tanzanie en vue de réviser l’accord d’Entebbe, signé en 2010 par les pays du Bassin du Nil.
« Nous sommes prêts à participer à la réunion, s’ils nous invitent », a affirmé le porte-parole du gouvernement du Burundi, Philippe Nzobonariba. « La position du Burundi sera définie sur la base de consultations menées avec toutes les parties prenantes », a-t-il ajouté à Anadolu.
Et d'insister « Nous sommes tous bénéficiaires des eaux du Nil. Aucun ne devrait se sentir lésé ou privé », en rappelant qu’il "faut préserver les intérêts de tous les pays".
La Tanzanie avait lancé une initiative pour la révision de l’accord d’Entebbe, afin de prendre en considération les besoins en eau de l’Egypte.
Le chef de la diplomatie tanzanienne, Bernard Membe, a remis, lundi dernier, au Parlement de son pays, un document selon lequel : « La Tanzanie estime que la clause qui prévoit le partage à parts égales des ressources du Nil entre les pays riverains devrait être révisée en faveur de l’Egypte, puisque il s’agit d’un pays désertique, dont le Nil est l’artère de vie ».
Pour ce faire, la Tanzanie prévoit de convoquer une réunion de tous les pays du Bassin du Nil pour réviser ce traité, en considérant les besoins économiques de l’Egypte.
Participeront à cette réunion, selon l'approche tanzanienne, les ministres des Affaires étrangères et les ministres chargés des ressources en eau des pays du bassin du Nil.
Plusieurs pays du bassin du Nil, dont l’Ethiopie, estiment que les traités qui régissent le partage des eaux du fleuve remontent à l’époque coloniale et n’engagent pas les autorités actuelles. L’Egypte se base, de son côté, sur un principe fondamental du droit international selon lequel les traités, notamment relatifs aux frontières et à la situation géographique, restent en vigueur même en cas de changement des autorités.
L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, le Tanzanie et le Kenya avaient signé l’accord d’Entebbe qui prévoit un nouveau partage "équitable et raisonnable" des eaux du Nil.
L’Egypte a qualifié cet accord "d’illégal" puisqu’il enfreint le droit international, alors que le Soudan a refusé de signer ce traité qui touche à ses ressources hydriques.
Le bassin du Nil compte onze pays. Il s'agit de l'Érythrée, l’Ouganda, l’Ethiopie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Congo RDC, le Burundi, la Tanzanie, le Rwanda, le Kenya et de l’Egypte.