AA// Manama
L’Autorité bahreïnie en charge des Médias a annoncé, lundi, qu’elle «a décidé d’interrompre les activités de la chaine télévisée al-Arab étant donné que celle-ci ne disposait pas de toutes les autorisations nécessaires avant de commencer à diffuser du Bahreïn».
L’agence de presse bahreïnie (BNA , officielle) a déclaré, lundi, que «l’Autorité a tenté d’appuyer la chaine pour qu'elle puisse compléter les exigences techniques et administratives et poursuivre ses activités, conformément aux lois régissant le domaine des médias, aux accords des pays du Golfe et aux accords internationaux et de manière adaptée au cadre régional et international de lutte contre le terrorisme».
«Il n’a pas été possible de remplir ces exigences, ce qui a contraint l’Autorité bahreïnie des Médias et de la Communication à prendre les mesures nécessaires à l’encontre de la chaine et de transmettre les recommandations appropriées au Conseil des ministres à ce sujet», a ajouté l'Autorité.
Elle a par ailleurs souligné qu’il «est indispensable que toutes institutions médiatiques respectent les lois, règlements et accords pertinents pour qu’elles puissent exercer dans le respect des droits de toutes les parties prenantes».
L’Autorité a tenu à préciser qu’elle continue à appuyer toutes les insitutions médiatiques privées pour qu’elles puissent maintenir leurs activités au Bahreïn, conformément aux lois en vigueur.
Il n’a pas été possible d’obtenir des commentaires immédiats de la part des responsables de la chaine à propos de cette décision.
Le 2 février, la Chaîne d’information al-Arab, financée par l’Emir saoudien al-Walid bin Talal et qui diffuse depuis Bahreïn, a interrompu ses programmes, 24 heures après son lancement.
La chaine avait déclaré sur son compte officiel Twitter que l’arrêt des programmes est du à des raisons techniques et administratives alors qu’un quotidien bahreïni a indiqué que les autorités de Manama ont interropu la diffusion de la chaine parce que celle-ci «n’a pas respecté les normes des pays du Golfe, notamment la neutralité».
Dans ses premières heures de diffusion, la chaine al-Arab avait invité Khalil Marzouq, conseiller politique du Secrétaire général de l’association chiite al-Wifaq qui fait partie de l’opposition au Bahreïn.