AA / Ahmed al-Masri
A l’approche de l’anniversaire des protestations du 14 février 2011, internet s'est transformée en arène virtuelle où partisans et opposants s'affrontent, les premiers fêtant l’adoption de la charte nationale, les seconds appelant à manifester pour «une poursuite du mouvement révolutionnaire».
Les partisans du régime bahreïni ont lancé des hashtags appelant à célébrer l’adoption de la Charte nationale, notamment #14_février_jour_de_loyauté_au_pays et #14_février_jour_de_la_charte_nationale.
Les internautes de l’opposition bahreïnie n’ont pas lésiné sur les hashtags non plus, appelant à manifester pour «la relance des protestations révolutionnaires de 2011». Twitter a été ainsi envahi mercredi, par des posts marqués des mots-clé #Anniversaire_du_14_février ou encore #Grève_de_la_fierté.
L’association al-Wifak a par ailleurs appelé, dans un communiqué publié jeudi, à «la poursuite du mouvement révolutionnaire par des manifestations continues», insistant sur la nécessité de conserver le caractère pacifique dans toute initiative de l’opposition.
En contrepartie, le ministère bahreïni de l’Intérieur a diffusé un communiqué où il prévient que tout appel à un événement susceptible de troubler l’ordre public est un crime punissable par la loi et qu’il en est de même pour toute réponse à un tel appel, précisant que toute personne qui s’y prête, s’exposerait à faire l’objet d’une enquête.
Le Parquet du Bahreïn avait ordonné, fin décembre, de traduire en justice le secrétaire général de l’association al-Wifaq (opposition), Ali Salmane qui est, depuis, placé en garde à vue.
Le Bahreïn connait, depuis le 14 février 2011, un mouvement de protestation que les autorités attribuent à l’association chiite de l’opposition al-Wifak, celle-ci dit de son côté œuvrer pour instaurer une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu.
Le gouvernement bahreïni accuse, par ailleurs, l’opposition chiite d’être alliée à l'Iran, fait que celle-ci dément.