AA/ Ahmad Al Masri
La Cour suprême britannique a annoncé, mardi, que le prince bahreïni Nasser Bin Hamad Al-Khalifa, accusé d’avoir torturé des opposants, ne peut pas se prévaloir de l'immunité diplomatique dans le Royaume-Uni. Ce qui laisse supposer, selon les médias, qu’il risque d’être inquiété lors de ses prochaines visites au Royaume où il se rend fréquemment.
Le Bahreïn a veillé, de son côté à démentir les accusations portées contre le prince, affirmant qu’il s’agit d’« accusations mensongères motivées par des règlements de compte politiques ».
Les autorités bahreïnies ont précisé dans un communiqué, diffusé mardi 7 octobre, par l’agence de presse officielle du Bahreïn (BNA) qu’aucune mesure ne peut découler de la décision de la justice britannique concernant la non-immunité du prince.
Des médias britanniques ont estimé, pour leur part, que la décision de la justice britannique pourrait entrainer l’arrestation de Nasser bien Hamad Al-Khalifa lors de sa prochaine visite en Grande Bretagne où il se rend régulièrement.
La justice britannique a émis son verdict sur la non-immunité diplomatique du prince bahreïni, après qu’un réfugié bahreïni ait fait appel contestant la décision prise en 2012 par le procureur général de la couronne britannique et qui accordait au prince l’immunité diplomatique.
L’affaire a démarré après qu’un ressortissant bahreïni avait porté plainte contre le prince bahreïni l'accusant d’avoir torturé des prisonniers de l’opposition chiite.
Le Bahreïn fait face depuis le 14 février 2011 à un mouvement d’opposition dont les autorités soupçonnent l’association chiite « Al wifaq ». d'en être le principal instigateur.
De son côté « Al Wifaq » revendique une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu.