Hatem Kattou
18 Septembre 2017•Mise à jour: 18 Septembre 2017
AA/Berlin
Alexander Gauland, candidat du parti "l'Alternative pour l'Allemagne" (extrême droite), aux prochaines législatives, a appelé lundi à combattre la propagation de l'islam, le considérant comme étant un "défi direct à la paix intérieure".
"L'Islam n'appartient pas à l'Allemagne. C'est une idéologie politique qui n'est pas compatible avec un Etat libre", et est lié à la "violence et au terrorisme", a-t-il avancé dans des déclarations relayées par le quotidien "Frankfurter Allgemeine Zeitung".
"La propagation de l'islam est un défi direct à la paix intérieure en Allemagne, et l'islamisation croissante de la société est incompatible avec l'Allemagne en tant que pays libre", a ajouté Alexander Gauland.
sur une population de 86 millions dont 61 millions ont le droit de voter, l'Allemagne compte environ 5 millions de musulmans, dont 1.5 million sont éligibles à voter.
Gauland a par ailleurs présenté les propositions de son parti pour "combattre la propagation de l'islam", notamment, "l'interdiction du port du niqab, du port du voile pour les femmes fonctionnaires dans les institutions gouvernementales et la construction des minarets".
Les déclarations de Gauland coïncident avec la publication, par son parti, d'un rapport sur l'islam et son rôle en Allemagne et selon lequel «l'islam ne fait pas partie de l'Allemagne» et «est un défi politique pour le pays».
Une semaine avant les élections législatives en Allemagne, les sondages d'opinion ont placé le parti "l'Alternative pour l'Allemagne" en troisième position avec 11% des intentions de vote, derrière l'Union chrétienne-démocrate (centre droit) avec 36%, et le parti social-démocrate (centre gauche) avec 22%.
Le parti l'Alternatif pour l'Allemagne a été fondé trois mois avant les élections législatives de 2013, en s'appuyant sur un discours hostile à l'intégration européenne, l'immigration et l'islam, mais n'a pas réussi à atteindre le seuil électoral fixé à 5%.
Le parti s'est fortement opposé à la politique de la porte ouverte menée par la chancelière allemande Angela Merkel et qui a contribué à l’accueil d'environ un million de migrants, principalement de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan en 2015.
De ce fait, le parti a gagné en popularité et s'est hissé dans les sondages d'opinion.
Les élections législatives sont prévues pour le 24 septembre, avec la participation de 42 partis, notamment l'Union chrétienne-démocrate dirigée par Merkel.