Mona Saanouni
22 Octobre 2020•Mise à jour: 22 Octobre 2020
AA/Tunis
La Tunisie a annoncé, jeudi, qu’elle abritera le prochain round du dialogue inter-libyen, le 9 novembre prochain, sous les auspices des Nations unies.
C’est ce qui ressort de la 16ème réunion via visioconférence des ministres des Affaires étrangères des pays de la Méditerranée occidentale membre du dialogue 5+5, jeudi, sous présidence tuniso-maltaise, selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères.
Les pays qui font partie du dialogue 5+5 sont La Tunisie, la Libye, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie d’un côté, et Malte, l’Espagne, la France, l’Italie et le Portugal d’un autre côté.
« Les participants à la réunion ont salué l’organisation de la conférence du dialogue inter-libyen le 9 novembre 2020 en Tunisie, sous les auspices de l’ONU », selon le communiqué rendu public par le ministère tunisien des Affaires étrangères.
L’ONU avait annoncé auparavant que le dialogue inter-libyen, qui aura lieu en Tunisie, vise à mettre au point une vision commune sur la manière d’organiser des élections dans les plus brefs délais, notant que les participants au dialogue auront des profils différents, à la condition de n’avoir jamais occupé des postes dans l’Exécutif.
Selon Tunis, les participants à la réunion du dialogue 5+5 ont mis l’accent sur « l’importance d’impliquer les pays voisins de la Libye dans toutes les initiatives visant à trouver une solution au conflit libyen ».
La Tunisie a réaffirmé « son soutien à toute solution politique garantissant la souveraineté de la Libye et son unité territoriale, à travers un dialogue inter-libyen sous les auspices de l’ONU et sans ingérence étrangère », ajoute la même source.
Les deux délégations du dialogue inter-libyen (la délégation du Haut conseil d’Etat libyen et celle du Parlement de Tobrouk), réunies au Maroc le 6 octobre en cours, avaient signé un accord sur les critères de choix des personnalités qui occuperont des postes régaliens.
La Libye souffre, depuis plusieurs années, d’un conflit armé dévastateur. Avec l’appui de pays arabes et occidentaux, les milices du général putschiste Khalifa Haftar disputent au gouvernement libyen internationalement reconnu le pouvoir et la légitimité, faisant de nombreux morts et blessés parmi les civils, ainsi que de considérables dégâts matériels.
Le cessez-le-feu, entré en vigueur depuis le 21 août dernier, est souvent violé par les milices de Haftar.
*Traduit de l’arabe par Fatma Ben Dhaou