AA/ Bangui
Les 5800 casques bleus déja déployés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en RCA seront de l’ordre de 7600 hommes, au 15 septembre, a indiqué à la presse le chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), le général Babacar Gaye.
" Aux 5. 800 hommes qui seront prélevés sur la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca, qui compte actuellement 6. 000 hommes au total) pour passer sous pavillon de l'ONU, s'ajouteront à partir du 15 septembre, 1. 800 soldats et policiers supplémentaires, dont trois bataillons d'infanterie fournis par le Maroc, le Bangladesh et le Pakistan, en plus de policiers rwandais et sénégalais", selon le même responsable.
La logistique sera également améliorée avec l'arrivée d'hélicoptères de transport », a-t-il informé mardi soir.
A partir du 15 septembre, la Minusca doit se substituer progressivement, selon le Général Gaye, aux forces internationales, dont la Misca et l’opération militaire française (Sangaris) comptant 2. 000 militaires déployés depuis fin 2013. La force onusienne en RCA doit compter, dans une phase ultérieure, 12000 hommes à effectif plein, a observé la même source, sans toutefois préciser d'où viendront les effectifs supplémentaires qui devront renforcer la force onusienne.
M. Gaye a, par la même occasion, souligné l'importance de compléter la transition politique en cours en RCA en formant un "gouvernement inclusif et représentatif" et en menant un "processus de réconciliation".
La Misca déployée en RCA depuis décembre 2013 compte actuellement 6000 militaires, opérant à côté de 2000 militaires français de l'opération Sangaris et 150 hommes de l'opération de l'Union européenne pour la stabilisation en RCA (Eufor).
La Centrafrique est en proie depuis 2012 à un conflit intercommunautaire opposant milices chrétiennes(les Antibalaka) et musulmanes(Les séléka) qui a plongé le pays dans un cercle infernal de représailles acculant les habitants, essentiellement de confession musulmane, à fuir leurs quartiers vers des villes avoisinantes ou vers les pays limitrophes.