AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
L'audition de trois députés de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lundi, dans le cadre de l'enquête pour corruption relatives à la société "Bygmalion" qui a été fondée par deux proches de Jean-François Copé, Président de l'UMP, a provoqué une crise au sein du parti.
L'agence de communication « Bygmalion » est accusée d'avoir surfacturé à l'UMP l'organisation des rassemblements de campagne du parti.
Certains cadres du parti tels que Pierre Lellouche (un des trois députés auditionnés), Bernard Debré et Lionel Tardy ont appelé Copé à démissionner.
D’autre part, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a été placé en garde à vue le même jour dans l’enquête ouverte sur la revente d'Adidas.
Claude Guéant, ministre de l’Intérieur lors du quinquennat de l’ancien président Nicolas Sarkozy, va devoir clarifier aux enquêteurs son rôle dans la décision de recourir à l’arbitrage qui a soldé le litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas en octroyant plus de 400 millions d’euros à Bernard Tapis en 2008.
Tapie avait prétendu en 1993 que le Crédit Lyonnais l’avait escroqué intentionnellement en sous-évaluant Adidas au moment de sa vente et que l'Etat, en tant que principal actionnaire de la banque devait le dédommager. Suite au litige, un tribunal arbitral a été formé sous la supervision du ministère des Finances sur instruction de Nicolas Sarkozy, ancien président français et ami de Tapie.
Ce n’est pas la première affaire qui éclabousse Guéant qui avait été accusé d'avoir profité de "primes" mensuelles entre 2002 et 2004. Il avait également été impliqué dans le cadre de l’enquête sur les accusations de financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par l’ancien dirigeant libyen, le Colonel de Kadhafi.