AA - Stockholm - Nur Gülsoy
La crise en Ukraine a ravivé les débâts sur les budgets de défense dans les pays alliés de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en Europe.
Même si certains pays européens, surtout ceux frontaliers à la Russie, planifient de dépenser plus pour renforcer leur forces armées, les pays européens les plus dépensiers n'ont pas répondu à l'appel des responsables de l'OTAN et du président américain Barack Obama, d'augmenter davantage leurs dépenses militaires.
Le président Obama avait annoncé, mardi 3 juin, que les Etats-Unis envisagent de mobiliser des fonds d'un milliard de dollars pour renforcer leur présence en Europe.
Une minorité des pays européens seulement suit les recommandations appelant à augmenter leurs dépenses militaires au sein de l'OTAN et les porter à 2% de leur PIB.
D'après les données fournies par l'Alliance, le Royaume-Uni est le pays qui dépense le plus parmi les pays européens alliés de l'OTAN. Il a maintenu le niveau de ses dépenses ces dix dernières années. Les dépenses de l'armée britannique s'élèvent à 60 milliards de dollars en 2013, soit 2,4% de son PIB.
Les dépenses militaires de la France représentaient 2,5% de son PIB il y a dix ans. Elles ont baissé à 1,9% en 2013, bien qu'inquiète des événements survenus en Ukraine, la France reste surtout focalisée sur le Mali et la République centrafricaine.
La Turquie a consacré, pour sa part, 1,8% de son PIB à ses activités militaires en 2013.