AA/Pékin
La Chine a défendu un projet de loi contre le terrorisme - à propos duquel le président américain, Barack Obama a exprimé ses inquiétudes - en soulignant qu’un des articles sur les entreprises de technologie ne serait utilisé que pour prévenir et enquêter sur les activités "terroristes".
La porte-parole du Congrès national du peuple (CNP), plus haut instance d'État en Chine, Fu Ying, a déclaré, mercredi, lors d’une conférence de presse, que "Washington devrait tout d’abord s’assurer qu’il comprend bien tout ce que le projet de loi implique".
"Nous prônons un dialogue et une coopération sur la base du respect mutuel en ce qui concerne le cyberespace", a assuré Fu, citée par l’agence de presse chinoise officielle Xinhua.
"Il n’y aura pas de double standard dans l’instauration de règles universelles de régulation de l’Internet", a affirmé la porte-parole du CNP.
En vertu du projet de loi, les entreprises de technologie devront fournir aux autorités chinoises un accès pour la surveillance et des clés de chiffrement, et garder les serveurs et les données utilisateurs à l’intérieur du pays.
Soulignant que seules les agences de sécurité chinoises pourront utiliser de telles informations après des procédures d’approbation strictes, Fu a ajouté que demander de telles informations était également une pratique courante dans les pays occidentaux tels que les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
La responsable chinoise a assuré que les intérêts juridiques des professionnels du secteur d’activités commerciales d’Internet ne seront pas lésés.
"Nous espérons que les entreprises étrangères en Chine continueront à soutenir et à participer aux réformes en Chine", a conclu Fu.