AA/Le Caire/Mahmoud Husseini
L’envoyé du secrétaire général de l’ONU au Yémen Ismail Ould Cheikh, a entamé lundi après-midi une visite au Caire qui se poursuivra pendant deux jours, au cours de laquelle il doit rencontrer plusieurs responsables égyptiens pour examiner les derniers développements de la situation sur la scène yéménite.
Dans une déclaration à l’Agence Anadolu (AA), le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelati, a indiqué que l’émissaire onusien qui venait de Riyad, rencontrera mardi le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Chokri avec lequel il se penchera sur l’évolution de la crise yéménite.
Une conférence intitulée «Sauver le Yémen et bâtir l’Etat fédéral», avait débuté dimanche dans la capitale saoudienne, en présence des parties belligérantes yéménites, à l’exception du groupe «Ansar Allah», connu sous le nom de «Houthis».
Cette conférence est la première du genre depuis le déclenchement de la guerre au Yémen qui a vu les Houthis, d’obédience chiite, prendre le contrôle de la capitale Sanaa et mettre la main sur les rouages de l’Etat en septembre dernier.
Selon des experts et des politiques yéménites, des parties yéménites et internationales, en particulier l’Arabie Saoudite, misent sur ces assises pour déboucher sur une sortie de crise.
La rue yéménite s’interroge cependant sur l’aspect monocolore des participants à la conférence de Riyad et qui, dans l’ensemble appuient le président Abd Rabbah Mansour Hadi, à l’exception de la présence agissante du sud du pays.
Le 21 avril dernier, une coalition arabe conduite par l’Arabie Saoudite, limitrophe du Yémen, avait annoncé la fin de l’opération dite « Tempête de la fermeté » déclenchée un mois auparavant pour contrer les Houthis et le début, le lendemain, d’une autre opération baptisée « Rétablissement de l’espoir » dans le but présumé d’ouvrir la voie à une solution politique de la crise au Yémen.
Une trêve humanitaire de cinq jours au Yémen a pris fin dimanche soir.