AA / New York / Mohamed Tarek
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a dit regretter que la trêve humanitaire de cinq jours, entre les Forces de la coalition conduite par l’Arabie saoudite et les Houthis au Yémen n'ait pas été prolongée, dimanche soir. .
C’est ce qui ressort d’un point de presse tenu par Farhan Haq, porte-parole adjoint de Ban Ki-moon, au siège de l’ONU, à New York.
Haq n’a pas cependant déterminé la partie à qui incombe la responsabilité de l’échec de la prolongation de la trêve.
Une trêve humanitaire conditionnée qui avait débuté, mardi dernier, a pris fin, dimanche soir à 23H00 (Heure du Yémen, 20H00 GMT).
«Nous craignons une famine au Yémen», a-t-il encore lancé. «Le Yémen compte 25 à 26 millions d’habitants et si nous parviendrons à acheminer les aides humanitaires à des centaines de milliers voire à des millions de personnes, nous n’aurions pas résolu le problème», a-t-il expliqué.
Haq a fait observer qu’il «est impératif de cesser le feu et d’ouvrir tous les ports du pays, dès lors que les Yéménites comptent en grande partie sur l’importation des produits alimentaires».
Farhan Haq a, sur un autre plan, démenti les informations véhiculées par les médias en vertu desquelles la Conférence sur le Dialogue entre les différents protagonistes de la crise se tiendra la semaine prochaine à Genève en Suisse.
« Je ne suis pas en mesure de confirmer la véracité de ces informations. Nous pensons que dans l’attente d’un cessez-le-feu au Yémen, la tenue d’une conférence à Genève est virtuelle, voire compromise », a encore dit le porte-parole onusien.