AA / Ahmed Al-Masri
L’émir de l’Etat du Qatar Tamim Ben Hamad al-Thani a reçu, mercredi, à Doha, le président du Conseil iranien de la Choura (Parlement) Ali Larijani, et la délégation l’accompagnant, pour discuter de "questions bilatérales et d’intérêt commun", a rapporté l’agence de presse qatarie (QNA, officiel).
Le président du Conseil qatari de la Choura, Mohamed Ben Moubarak al-Khalifi, a assisté à l'entrevue entre l'émir et le président du parlement iranien.
Larijani était arrivé à Doha, mardi soir dans le cadre d’une visite officielle de deux jours.
Le vice-ministre qatari des Affaires étrangères chargé de la coopération internationale, Mohamed Ben Abderrahmène al-Thani, a fait part du "rejet" de son pays de tout recours à la solution militaire dans le traitement du dossier nucléaire iranien.
Dans une interview accordée mardi, au journal qatari "al-Arab" , le ministre a estimé que "chaque pays est en mesure d’exploiter l’énergie nucléaire à des fins pacifiques".
"Nous souhaitons que la solution du dossier nucléaire de l’Iran, notre voisin géographiquement, aboutisse sous l'observation internationale, et dans le cadre des standards de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, tout en garantissant la paix et la sécurité dans la région", a noté le diplomate qatari.
Commentant l’allusion faite à la solution militaire dans le traitement de ce dossier, le diplomate a répliqué : "Nous nous opposons à cela et nous sommes contre toute solution militaire, de la part d’une quelconque partie".
"Nous sommes plutôt favorables à un accord franc fondé sur le respect mutuel et qui sera respecté par l’ensemble des parties, parallèlement à la mise en place d’un mécanisme de contrôle", a-t-il encore souligné.
L’Iran et les pays du groupe "5+1" (les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne) ont fixé la fin du mois courant pour trouver un accord-cadre et jusqu’à la fin du mois de juin prochain pour parvenir à un accord global sur le nucléaire iranien.