AA/ New York/ Mustapha Kelch
L’Union européenne envisage d'accroitre le nombre des soldats qu'elle compte envoyer en République Centrafrique, a annoncé Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.
Lors d’une rencontre tenue à New York sur le thème «La coopération entre l’ONU et l’Union européenne dans le domaine de la sécurité et la paix internationales», Ashton a exprimé son inquiétude profonde vis-à-vis des gens contraints à l’exode de par les conditions précaires dans lesquelles ils vivent en Centrafrique.
«L’Union européenne enverra une force militaire à Bangui afin de contribuer à la protection des civils et soutenir les forces françaises et la force militaire africaine», a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne appelant «la communauté internationale à agir face à l’urgence humanitaire pour garantir une solution permanente en Centrafrique».
«La force européenne sera bientôt envoyée», déclare Ashton, sans toutefois donner plus de détails sur les Etats-participants. Et d’ajouter : «L’Union européenne a, pour cette mission, plus de 500 soldats». Dans le meme contexte, Ashton a demandé le soutien militaire des Etats non membres de l’UE et a déclaré son intention de s’entretenir avec le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu, en vue de discuter de la possibilité d’une coopération turque.
En Centrafrique, 3500 soldats ont été déployés dans le cadre de l’opération de maintien de la paix à laquelle participent plusieurs Etats africains (La force africaine -MISCA), outre les forces françaises constitués de 1600 soldats.
L’Assemblée nationale de transition –le parlement de transition- en Centrafrique a annoncé en avril 2013, «Michel Djoutodia» président provisoire du pays, un mois après la chute de «François Bouziz», suite à un coup d’Etat monté par le groupe armé «Seleka » (des musulmans).
Le pays a été conduit vers une ébullition et à une vague de violence, ce qui a conduit à des accrochages factionnelles entre citoyens musulmans et chrétiens, et auxquels ont participé les membres armés de Seleka et le groupe armé «anti-Balaka » (chrétiens).
A rappeler que le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza a été élue à la présidence intérimaire de Centrafrique par l’Assemblée nationale de, succédant à « Djotodia », 10 jours après sa démission.