AA/New York
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné, lundi, l’assassinat de l’ancien chef des renseignements au Burundi, exprimant son inquiétude concernant la détérioration continue de la sécurité intérieure dans ce pays d’Afrique de l’Est.
Adolphe Nshimirimana, ancien directeur de l’agence des renseignements du Burundi et conseiller du président burundais, Pierre Nkurunziza, a été tué lorsque sa voiture a été touchée par «des roquettes et des balles», dans la capitale Bujumbura, d’après des responsables.
La mort de Nshimirimana intervient un peu plus d’une semaine après la victoire de Nkurunziza lors d’un scrutin présidentiel controversé et boycotté par l’opposition.
Le Burundi est secoué par des protestations depuis le mois d’avril dernier, lorsque le parti au pouvoir a nommé Nkurunziza - au pouvoir depuis 2005 – comme son candidat à la présidence.
« [Ban] note avec une grande inquiétude la détérioration continue de l’environnement sécuritaire au Burundi, à la suite d’une période électorale marquée par la violence et les violations des droits de l’Homme, y compris le droit à la vie » indique un communiqué publié par le bureau du porte-parole des Nations Unies.