Hatem Kattou
12 Octobre 2017•Mise à jour: 13 Octobre 2017
AA/Rome/Mahmoud al-Kilani
Le ministre italien de l’Intérieur, Marco Minniti, a démenti l’information portant remise de migrants illégaux à la Libye, par les navires de la Garde-côtes italienne ou autres navires.
La déclaration du ministre intervient en réponse à la demande, adressée au gouvernement italien, par le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Neil Muiznieks, pour obtenir des informations sur les opérations maritimes italiennes dans les eaux territoriales libyennes afin de gérer le flux des migrants.
Minniti a indiqué, dans un communiqué publié par le ministère italien des Affaires étrangères, qu’aucun bateau des Garde-côtes italiennes ni de la Marine libyenne n’a remis de migrants à la Libye.
Des migrants africains affluent vers la Libye, depuis des années, dans l’espoir de traverser illégalement la Méditerranée en direction des côtes italiennes, puis vers les pays de l’Europe, fuyant les guerres et les conditions économiques difficiles.
«Nous ne négligeons pas le respect des droits de l’Homme en Libye et on y accorde de l’importance au point de les classer comme étant un élément essentiel dans la stratégie globale élaborée par le gouvernement», a poursuivi le ministre italien.
L’Union européenne et notamment l’Italie, qui avait colonisé la Libye entre 1911 et 1951, offrent des aides à Tripoli en contreparte de la collaboration de la Libye dans la lutte contre la migration illégale, à partir des côtes libyennes vers l’Europe.
Minniti a également souligné que les autorités italiennes ne visent qu’à entrainer et soutenir les unités des Garde-côtes libyennes, en étroite coopération avec les instances de l’UE.
Il a précisé que le soutien des Garde-côtes libyennes vise à «renforcer ses capacités d’employabilité et non à la réprimer», ajoutant que le gouvernement italien a pour premier objectif d’interdire le passage des migrants en mer car cela les expose au danger.
Le deuxième objectif, selon Minniti, est de garantir le respect des normes internationales dans l’accueil des réfugiés en Libye, et ce, en appuyant le rôle du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et de l’Organisation Internationale pour les Migrations.