Ahmed Mohammed Abdalla,Saida Charafeddine
22 Septembre 2015•Mise à jour: 22 Septembre 2015
AA/ Addis-Abeba/ Ahmed Abdalla
Le ministre chargé de la Communication du gouvernement éthiopien, Radwan Hussein, a annoncé la volonté de son pays de prendre des mesures contre le régime érythréen.
Hussein a déclaré, mardi, dans une conférence de presse, diffusée par la télévision gouvernementale, que «les mesures du gouvernement éthiopien ne viseront pas les installations vitales du peuple érythréen, mais cibleront des objectifs déterminés du régime».
Radwan Hussein a salué le retour d'Érythrée du général Mola Asgedom et de plus de 800 soldats des forces du Front démocratique du peuple du Tigré (opposition éthiopienne), considérant qu’il intervient dans le contexte des changements en Ethiopie, que l’on ne peut, selon lui, nier, quels que soient les divergences.
Hussein a appelé les dirigeants de l'opposition éthiopienne, qui dépendent du régime érythréen, à suivre l'exemple du général Asgedom, et de rentrer au pays.
Le ministre éthiopien a de nouveau dénoncé les accusations du gouvernement érythréen, rappelant que l’Ethiopie a accueilli des milliers de réfugiés érythréens.
L'opposition politique et militaire éthiopienne est basée en Érythrée, depuis le déclenchement de la guerre frontalière entre les deux pays en 1998. Le Front démocratique pour la libération du Tigré, est considéré comme la branche militaire de l'opposition éthiopienne, tandis que le mouvement « Ginbot 7 », dirigé par Berhanu Nega, en constitue l’aile politique.
L'Ethiopie, soutient par ailleurs, la coalition de l'opposition érythréenne, dans le contexte d’une guerre par procuration que se livrent Asmara et Addis-Abeba.
Les relations continuent, en effet, à être particulièrement tendues entre les deux pays, après la guerre frontalière déclenchée en mai 1998, et qui a pris fin en 2000, par un cessez-le-feu, après une médiation africaine dirigée par l’Algérie. L’Erythrée et l’Ethiopie avaient pourtant signé un accord de paix en 2002.