AA/Caire (Egypte)/ Hagar al-Dosoki
Le ministère égyptien de l’Intérieur a accusé les Frères Musulmans d’être responsables des six attentats à la bombe perpétrés dans plusieurs stations de métro et quartiers de la capitale, Le Caire.
« Les Frères Musulmans sont derrière ces attaques » a affirmé le porte-parole du ministère, Hani Abdel-Latif, à l’Agence Anadolu (AA).
Six personnes ont été blessées mercredi, dans six explosions qui se sont produites dans plusieurs stations de métro et quartiers du Caire.
Abdel-Latif a déclaré que les forces de sécurité ont arrêté un membre des Frères Musulmans, qui a été blessé lors de l’explosion à la station de métro Shubra al-Kheima, dans le nord de la capitale.
Le porte-parole a expliqué que le suspect portait un sac contenant des « traces de poudre à canon » et un téléphone portable dans lequel était enregistré un slogan des Frères Musulmans.
« Les Frères Musulmans sont le seul groupe à tirer avantage de ces explosions » a soutenu Abdel-Latif.
L’organisation politique, dont l’ex-président Mohamed Morsi est membre, a cependant démenti tout implication dans les attentats.
« Les autorités essaient de propager la peur et le terrorisme dans le pays » ont répliqué les Frères Musulmans dans un communiqué.
Le groupe a par ailleurs déclaré que les explosions faisaient partie d’une « tactique sous fausse bannière [False-flag tactic] » des autorités soutenues par l’armée, « afin d’en attribuer la responsabilité aux [Frères Musulmans] ».
« Les forces de sécurité égyptiennes sont connues pour utiliser cette méthode » a poursuivi le communiqué.
Les autorités égyptiennes ont lancé une violente campagne de répression contre les partisans des Frères Musulmans depuis la destitution par l’armée du président égyptien Mohamed Morsi, en juillet, à la suite de protestations de masse dans le pays.
Le gouvernement accuse l’organisation islamique d’une série d’attentats à la bombe, visant principalement les forces de sécurité.
Les Frères Musulmans –classés « organisation terroriste » par le gouvernement égyptien, en décembre – dément systématiquement les accusations en se réclamant d’un « activisme pacifique ».