AA/ Ramallah/ Qais Abu-Samra
Le porte-parole de la Présidence palestinienne, Nabil abu-Rdeina a déclaré que la direction palestinienne examine l’éventualité de saisir à nouveau le Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette déclaration a été rapportée vendredi 2 janvier dans la soirée par l’agence de presse palestinienne (WAFA, officiel).
Abu-Rdeina n’a pas évoqué les raisons de ce deuxième recours potentiel.
Cependant cette perspective coïncide avec un changement important au niveau de la composition du Conseil de sécurité de l’ONU véhiculé par l’adhésion, au début du mois courant, de cinq nouveaux Etats dont quatre sont connus pour être favorable à la cause palestinienne et à son projet de résolution, à savoir le Venezuela, l'Espagne, l'Angola et la Malaisie.
Le cinquième Etat qui vient d’adhérer au Conseil de sécurité est la Nouvelle-Zélande dont la position envers le projet palestinien n’est pas encore connue.
Au même moment cinq Etats quittent le Conseil onusien : l’Australie ( qui a voté contre le projet palestinien), la Corée du sud et le Rwanda( qui se sont abstenu de voter) et le Luxembourg et l’Argentine qui ont voté pour.
Avec l’adhésion de ces cinq Etats, les chances du projet palestinien d’être approuvé augmentent dans le mesure où il pourrait obtenir dix voix et passer si aucun des Etats qui le détiennent ne font usage du droit de veto.
Le projet de résolution arabo-palestineisn visant à mettre fin à l’occupation israélienne à l’horizon 2017 a échoué, mardi 30 décembre 2014, à avoir les neufs voix nécessaires pour être adopté par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Au cours de la séance du vote les Etats Unis ont usé de leur droit de véto contre le projet en question, qui a également été rejeté par l’Australie.
Huit pays ont voté en sa faveur. Il s’agit de trois Etats membres permanents du Conseil (Russie, France, Chine), du seul pays arabe qui y siège actuellement, la Jordanie et de quatre autres membres non permanents, en l’occurrence, l’Argentine, le Tchad, le Chili et le Luxembourg.
Les cinq autres pays se sont abstenus de voter. Il s’agit du Royaume Uni, des deux pays africains, le Rwanda et le Nigéria, de la Corée du Sud et de la Lituanie.
Déposé par la Jordanie, le projet de résolution palestinien devait pour être adopté avoir un vote favorable de neuf membres sur les quinze que compte le Conseil sans aucun recours au droit de veto par les cinq membres permanents.
Par ailleurs le président palestinien Mahmoud Abbas a signé mercredi dernier 31 décembre, 18 conventions et traités internationaux notamment le statut de Rome de la Cour pénale Internationale mettant, ainsi, en exécution, la menace qu’il a brandi à plusieurs reprises de recourir aux juridictions pénales internationales.