Muhammed Akil
04 Mai 2016•Mise à jour: 04 Mai 2016
AA / Sanaa / Zakaria al-Kamali
Les pourparlers de paix directs entre les parties en conflit au Yémen ont repris mercredi après un arrêt de trois jours, a annoncé le cabinet de l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Ismael Oueld Cheikh Ahmed.
La délégation du gouvernement yéménite avait suspendu, dimanche, sa participation aux pourparlers du Koweït, à la suite de la prise d’assaut, par les Houthis, du camp militaire «al-Aamalika», situé dans la province d’Omran.
Les belligérants du conflit au Yémen tiendront une séance mercredi pour faire le suivi de l’ordre du jour déjà mis en place, a déclaré la même source.
Il a été convenu que la commission de pacification et de coordination (formée à parité des deux camps du conflit) étudie les questions épineuses rencontrées sur le terrain et présente des rapports détaillés aux parties concernées.
«Les protagonistes se sont mis d’accord pour que la commission inspecte la situation dans le camp d’al-Aamalika et fasse un rapport, dans un délai de 72 heures, sur les derniers événements, avec des recommandations pratiques que toutes les parties seront appelées à respecter en vue d’apaiser les tensions», a déclaré Oueld Cheikh Ahmed.
Les parties yéménites (le gouvernement, les Houthis et le parti de l'ex-président Abdallah Saleh) ont toutes réitéré leur soutien à ladite commission en vue de faire cesser les combats, a-t-il affirmé, ajoutant que l’ONU souligne l’importance d’épauler les commissions locales dans leur mission et suggère de «prendre Ta'izz comme exemple pour commencer».
Le conflit yéménite qui dure depuis plus d'un an a fait 6400 morts, dont la moitié des civils, et plus de 30 mille blessés. 2,8 millions de personnes ont été forcées à se déplacer, et plus de 80% de la population a besoin d'aide humanitaire, selon un rapport de l’ONU.
EZ