AA/Djouba (Soudan du Sud)/ Okech Francis
Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, s’est engagé vendredi, à traduire en justice tous les individus impliqués dans des atrocités et «crimes» perpétrés dans le jeune pays ravagé par la guerre.
« Ceux qui ont commis des crimes depuis décembre [2013] jusqu’à maintenant, en pensant que je les soutiendrais, sont des menteurs. Je ne cautionne pas cela» a déclaré Kiir lors d’un rassemblement marquant le 31ème anniversaire de la création du Mouvement armé populaire de libération du Soudan (SPLM).
« Je ne protègerai personne et j’ai donné comme instruction à la Commission d’enquête, dirigée par le juge (John) Wuol Makec , de faire en sorte que toutes les personnes ayant commis des crimes soient punies, si besoin est, de mort» a ajouté le chef d’Etat sud-soudanais.
Les déclarations du président sud-soudanais interviennent après la signature d’un accord de paix avec le chef des rebelles et ex-vice-président, Riek Machar, à Addis-Abeba, le 9 mai.
L’accord appelle à la formation d’un gouvernement de transition ouvrant la voie à des consultations pour l’établissement d’un cabinet permanent. Une constitution permanente devrait également être rédigée, d’après les termes de l’entente.
Des différends entre l’actuel président sud-soudanais Salva Kiir et le vice-président limogé Riek Machar - anciens alliés devenus ennemis - avaient fini par dégénérer en un conflit déclaré, en décembre 2013, lorsque le président avait accusé Machar d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat.
Depuis lors, le Soudan du Sud a fait face à des affrontements sanglants - opposant les forces gouvernementales et les insurgés menés par Machar - qui ont causé la mort de plus de 10 000 personnes et le déplacement d’un million d’autres, d’après les chiffres des Nations Unies.