AA/Paris (France)/Mirna Gamal
Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré, samedi, que les concertations sur le nucléaire iranien ont marqué des avancées, notant que certains «différends demeurent irrésolus» sans préciser la nature de ces points de discorde.
Kerry s’est exprimé, samedi, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, tenue à Paris, à l’issue d’une réunion bipartite qui s’est penchée sur le dossier du nucléaire iranien.
Le Secrétaire d’Etat américain a noté à l’occasion que « l’Iran doit prouver au monde que son projet nucléaire est à vocation pacifique » et a ajouté qu’il « est inutile de précipiter la signature d'un accord avec l’Iran dans la mesure où il est essentiel de penser d’abord à conclure un accord convenable».
De son côté, Fabius a déclaré s’être penché avec son homologue américain sur certains points tels que les proportions d’uranium enrichi par l’Iran et la durée de l’accord (dans le cas où il est signé).
Fabius a, en outre, déclaré : « Nous partons du fait que l’Iran n’a pas le droit de disposer d’armes nucléaires » ; et noté qu’une année sera nécessaire pour évaluer l’accord.
« Nous avons besoin d’une garantie sur la finalité pacifique du projet nucléaire iranien et c’est un fait qui sert la paix dans la région et l’intérêt des Iraniens » a ajouté le ministre français.
Le groupe des 5+1 (les cinq Etats membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) oeuvrent à parvenir, avant la fin du mois de mars courant, à un accord avec l’Iran sur son projet nucléaire, avant de discuter les autres points du dossier et de signer un accord définitif à la fin du mois de juin prochain.
Les pays occidentaux accusent l’Iran de vouloir développer des armes nucléaires, accusation niée par l’Iran qui affirme que son projet nucléaire est pacifique.