AA / Houcem Habib
Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a indiqué, jeudi, que la coalition internationale en cours de formation contre l’organisation de l’Etat Islamique (EI) « ne déploiera pas » de forces terrestres en Irak et en Syrie, affirmant que les pays joueront un « rôle principal et de leadership » dans la lutte contre cette organisation.
Kerry s’exprimait au cours d’un point de presse animé, jeudi après-midi, conjointement avec le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal au terme d’une réunion régionale sur le « terrorisme » tenue dans la ville saoudienne de Djeddah (Ouest).
John Kerry a tenu à rappeler que la « Stratégie (du président américain Obama) pour combattre l’EI n’évoque pas le déploiement de forces terrestres d’un quelconque aussi bien en Irak qu’en Syrie ».
Kerry a ajouté que les pays arabes ont « un rôle principal et de leadership à jouer dans la lutte contre l’organisation de l’EI ».
Il a, par ailleurs, annoncé qu’il « poursuivrait ses rencontres dans la région » à l’effet d’examiner les efforts de contrecarrer cette organisation.
En réaction à un refus affiché par Moscou au sujet d’une intervention militaire contre les groupes terroristes sans un parapluie onusien, Kerry a répliqué : « L’Irak a demandé notre aide et le droit international nous octroie le droit de secourir les pays qui subissent une invasion et qui demandent de l’aide ».
A son tour, le ministre saoudien des Affaires étrangères a souligné « la nécessité » de se « mobiliser pour lutter contre la pensée déviante qui conduit au terrorisme ».
« Négliger le fléau du terrorisme mènera à sa prolifération en Europe et aux Amériques », a-t-il encore fait remarquer.
Al-Fayçal a dit, également, que les participants à la réunion de Djeddah ont tenu à « traiter le phénomène du terrorisme d’une optique globale qui s’étend à la lutte contre le terrorisme en Syrie, en Libye et au Yémen ».