AA/ Al Qods/ Abderraouf Arnaouet
L’armée israélienne envisage imposer des restrictions à la liberté de circulation des palestiniens dans la Cisjordanie lors du mois de ramadan qui débutera au mois de juillet prochain.
« Ramadan 2014 ne sera pas comme dentique à celui de l’année 2013 », a averti Yoav Mordechai, coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens.
« Nous n’avons pas l’intention de punir les palestiniens. Seulement il n’y aura plus de festivités semblables à celles organisées lors des années précédentes », a ajouté le responsable israélien, cité par le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, sur son compte Twitter.
« Nous optons pour une discrimination entre les régions, de manière à favoriser certaines d’entre elles sur d’autres », citant en exemple la ville d’Hébron où "les fêtes marquant la célébration du Ramadan de l’année 2014 seront des moindres ».
Lors des deux années précédentes, l’armée israélienne a autorisé à des centaines de milliers de palestiniens de la Cisjordanie à accéder à la ville d’Al Qods et à la Mosquée Al Aqsa pour accomplir la prière lors du mois de ramadan.
« Depuis le lancement de l’opération militaire israélienne, plus de vingt mille travailleurs palestiniens et trois mille commerçants de la région d’Hebron sont interdits d’entrer en Israël, de même qu’il a imposé des restrictions au voyage des palestiniens en Jordanie via le point de passage Al Karama», ajoute Mordechai.
Depuis jeudi dernier, sur fond de disparition de trois colons, l’armée israélienne mène une opération d’envergure dans la Cisjordanie lors de laquelle elle a opéré des perquisitions domiciliaires et procédé à l’arrestation de centaines de partisans de Hamas, des députés du Conseil législatif palestinien et de 53 prisionniers anciennement libérés.
Aucune partie palestinienne n’a revendiqué jusqu'à présent la responsabilité de l’enlèvement des colons juifs. Néanmoins, le premier ministre israélien Netanyahu accuse le mouvement Hamas d’être à l’origine de cet acte. Des accusations rejetées en bloc par le mouvement.