AA/Téhéran/ Ahmet Dursun
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, a affirmé qu’il était hors de question que le Conseil de Sécurité impose de nouveau des sanctions contre son pays.
Zarif a tenu ces propos lors d'une session du parlement iranien, en réponse à des questions posées par des députés au sujet de l'accord sur le nucléaire conclu récemment par Téhéran, avec le groupe 5 +1.
Le ministre des Affaires étrangères a été interrogé par le président du parlement, Ali Larijani, sur un éventuel retour des sanctions. Zarif a répondu que «les sanctions ne seront pas de retour», soulignant que son pays a la possibilité de «reconsidérer l’accord, dans un délai de 30 jours, et revenir au statu quo antérieur».
Le ministre a relevé que la durée de l'accord est de 10 ans, après lesquels le Conseil de sécurité ne surveillera plus, selon lui, le programme nucléaire iranien.
Zarif a également été interpelé par le Président du Parlement sur le sens à accorder à l'expression «suspension des sanctions», dans le cas où l’agence internationale de l’énergie atomique et le Conseil de Sécurité confirment le respect par l’Iran de ses engagements, tels que stipulés dans le texte de l’accord. Le chef de la diplomatie iranienne a rétorqué qu’il s’agissait d’une erreur de traduction.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné que les termes «suspension des sanctions» ne sont mentionnés dans aucun alinéa de l’accord. Il a déclaré : «Le texte stipule l’annulation des sanctions, ce qui a été mis en œuvre lundi [par l'adoption de la résolution par le Conseil de Sécurité]».
L’Iran a conclu, le 14 juillet, à Vienne, un accord avec les pays du groupe «5+1» (Cinq membres permanents du Conseil de Sécurité plus l'Allemagne) sur son programme nucléaire, au terme de plus d’une décennie de négociations.
L’accord autorise les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) à inspecter certains sites militaires iraniens de même qu’il permet à Téhéran de poursuivre les opérations d’enrichissement limité de l’uranium.
L’accord stipule notamment la poursuite de l'embargo imposé à l'Iran sur la technologie des missiles balistiques pour une période de huit ans, et sur l'importation d'armes conventionnelles pour une période de cinq ans. L'Iran n’est autorisé à détenir ses armes, au cours de ces périodes, qu’avec l’approbation du Conseil de Sécurité.