AA / Istanbul / Sahin Demir
Plusieurs détonations ont été entendues jeudi soir à proximité de la ville iranienne de Bandar Abbas et de l’île de Qeshm, dans le sud de l’Iran, selon des médias iraniens.
L’agence semi-officielle Fars a indiqué que des habitants de Bandar Abbas avaient signalé plusieurs sons ressemblant à des explosions provenant des environs de la ville.
L’origine exacte et le lieu précis des explosions demeurent toutefois inconnus.
Fars a ensuite rapporté que certaines parties de la zone commerciale du quai Bahman avaient été touchées lors de ce qu’elle a qualifié d’échange de tirs entre les forces armées iraniennes et des « forces ennemies ».
L’agence Tasnim a également fait état d’explosions entendues à Bandar Abbas et à Qeshm, citant des sources locales.
Selon ces sources, les détonations pourraient être liées à des opérations menées par des navires d’alerte de la marine des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) contre ce qu’ils ont décrit comme un passage non autorisé dans le détroit d’Ormuz, sans confirmation officielle immédiate.
Tasnim a également évoqué des signes d’une possible « action hostile » des Émirats arabes unis au niveau du quai, sans qu’aucune confirmation officielle ne soit apportée.
La télévision d’État iranienne IRIB a, de son côté, signalé une explosion au quai passagers de Bahman sur l’île de Qeshm, déjà visé auparavant durant la guerre selon les médias iraniens.
Par ailleurs, IRIB a cité une source militaire informée affirmant que des tirs de missiles iraniens avaient visé des « unités ennemies » dans le détroit d’Ormuz après ce qu’elle a présenté comme une attaque américaine contre un pétrolier iranien, contraignant ces unités à se replier.
L’agence Mehr a indiqué que la nature et l’ampleur de l’incident faisaient toujours l’objet d’une enquête et qu’aucune autorité officielle ne s’était encore exprimée sur les explosions.
Un correspondant de Mehr dans la région a également indiqué que les explosions semblaient liées à des affrontements dans les eaux au large du comté de Sirik.
Ces événements interviennent dans un contexte de fortes tensions dans le détroit d’Ormuz ces derniers jours, marqué notamment par des confrontations impliquant des forces navales iraniennes et américaines.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran reste suspendue depuis le cessez-le-feu négocié par le Pakistan le 8 avril, tandis que des efforts diplomatiques se poursuivent en vue d’un accord durable.
Alors que le détroit demeure en grande partie bloqué, les États-Unis ont instauré un blocus des ports iraniens. Washington a également suspendu son « Project Freedom », destiné à rouvrir cette voie maritime stratégique, afin de laisser une chance aux efforts diplomatiques.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani