AA/ Kirkuk/ Ali Makram Gharib
Une commission chargée de l’évaluation et du suivi des ressources naturelles en Irak a été bel et bien mise en place, a annoncé le porte-parole du ministère irakien du pétrole, Assam Jihed.
Cette commission aura également pour mission de veiller au contrôle des accords pétroliers entre le gouvernement central et le district du Nord de l’Irak, a précisé la même source.
Interrogé par Anadolu, le porte-parole irakien a affirmé que «la commission sera chargée du suivi de la mise en œuvre des mémorandums d’entente entre les deux parties sur l’exportation du pétrole irakien»
La commission soumettra ses recommandations et rapports aux parties concernées et assurera le suivi des questions administratives, techniques et financières dans ce cadre, précise encore la même source.
S’agissant du pétrole de Kirkuk, Jihad a indiqué que les difficultés d’ordre technique figurent parmi les entraves majeures à l’exportation de 300 mille barils de pétrole par jour, faisant remarquer que «les unités compétentes déploient un surcroit d’effort en vue de transcender ces difficultés»
Le 2 décembre dernier, le Conseil des ministres irakien a approuvé l’accord pétrolier entre Bagdad et Erbil qui décrète, entre autres, que le pétrole irakien est la propriété de tous et que le district du Nord de l’Irak s’engage à livrer plus de 250 mille barils de pétrole par jour au gouvernement fédéral pour des fins d’exportation.
Le gouvernement central procède également à l’exportation de 300 mille barils de pétrole par jour provenant des champs pétroliers de la province de Kirkuk à travers l’oléoduc du district.
L’Irak s’appuie sur les recettes pétrolières pour financer 95% de son budget et produit 2,5 millions de barils de pétrole par jour, tout en prévoyant de produire quatre millions de barils par jour.