AA/ Al Anbar/Souleiman Koubeissi
Les combattants des tribus «al-Boughanem » ont repoussé, lundi, une offensive lancée par l’organisation terroriste de l’EIIL contre une région à proximité du fleuve de l’Euphrate, à l’est de la ville de Ramadi.
Treize éléments de l’EIIL ont été tués lors de l’offensive lors de laquelle deux membres des tribus ont été blessés, a révélé un responsable irakien dans la province d’al-Anbar.
Le conseiller aux affaires sécuritaires de la province, Aziz Khalef Tarmouz, a déclaré que l’EIIL, après de violents affrontements a pilonné la région d’Abou Ghanem au moyen de quatre obus de mortier, tuant un civil tué, en blessant trois autres et provoquant d’importants dégâts aux maisons.
Dans le même contexte, le président du Conseil de la localité d’al-Bagdadi, Talib Malallah Oubeïdi, a demandé au gouvernement central ainsi qu’au premier ministre, chef suprême des forces armées, Haïdar al-Abadi, d’autoriser les forces terrestres de la Coalition de participer à la libération des zones de la province d’al-Anbar sous l’emprise de l’EIIL.
«Les forces de l’armée irakienne sont épuisées par les rudes combats menés depuis un an contre l’EIIL dans la province, et leur capacité de dissuasion dans plusieurs de régions la province s'en trouvent diminuées".
Des responsables irakiens annoncent souvent que des éléments de l’EIIL sont tués sans apporter de preuves concrètes sur leurs propos qui restent, d’ailleurs, impossible à vérifier auprès de sources indépendantes et encore moins auprès de l’EIIL qui observe de fermes restrictions dans ses relations avec les médias.
Le 10 juin dernier l’organisation EIIL a pris le contrôle de Mossoul avant d’élargir son emprise sur d’autres pans territoriaux au nord, à l’est et à l’ouest de l’Irak ainsi qu’au nord et à l’est de la Syrie.
Une Coalition internationale occidentalo-arabe, dirigée par les Etats Unis, mène depuis le mois de septembre dernier des raids aériens contre des positions de l’EIIL en Irak et en Syrie.