AA/Diayala(Irak)/Mahmoud Jabbouri et Aref Youssef
Un responsable local dans la province de Diayala (Est de l’Irak) a mis en garde contre un plan visant à constituer une branche féminine de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la province appelée à organiser des attaques-suicide et à soutenir les mouvements armés en assurant le transport des matières qui servent dans la fabrication des bombes et explosifs.
« Les groupes armés ont inventé un nouveau procédé pour réactiver leurs cellules dormantes dans les différentes régions de Diayala par la création de cellules féminines liées au mouvement de l’Etat islamique en Irak et au Levant » a assuré dans une déclaration à Anadolu, Ahmed Zarkouch, chef de la localité de Saydia, située au nord de la province.
Le responsable local a ajouté que les services de renseignement affirment que l’EIIL a constitué des cellules féminines dans cetaines zones de Diayala pour le soutenir logistiquement le mouvement armé et pour assurer le passage de messages ou d'explosifs ou encore pour des opérations d’espionnage et d’observation de certaines cibles.
Le lieutenant-colonel Ghaleb Attia, responsable de la communication a la direction de la police de Diayala, a parlé, de son côté, de l’existence de tentatives répétées de réactiver les cellules féminines des attentats suicides dans la province soulignant toutefois que ce genre d’opérations est terminé depuis 2009.
Dans une interview à Anadolu, Attia a expliqué que « les forces de sécurité et les agences de renseignement ont adopté des stratégies qui ont contribué à venir à bout des 95% des tentatives d’opérations kamikazes. Il a révélé à ce propos que l’un des piliers de lutte contre ce genre d’opérations est le contingent des «Filles de l’Irak», forces féminines constitué de 300 éléments chargées d’observer et de contrecarrer les tentatives d’opérations kamikazes dans toute la province.
L’officier a ajouté que «le danger des opérations suicides existe encore car le terrorisme en général est toujours présent en Irak » d’autant qu’un mouvement comme l’EIIL tente constamment de constituer des nouvelles cellules féminines pour effectuer des opérations suicides, en persuadant les recrues qu’ainsi elles se vengeraient de ceux qui avaient tué leur fils, mari ou frère.