AA / Bagdad
La chambre des députés irakiennes a accordé, lundi soir, au cours d’une séance extraordinaire, la confiance au nouveau chef du gouvernement Haydar Abadi, tout en maintenant vacants les portefeuilles des ministères de la Défense et de l’Intérieur qui seront octroyés dans une semaine.
La séance, qui était diffusée par la télévision irakienne, a été présidée par le président du Parlement Salim al-Jebouri, en présence de l’actuel président de la République Foued Maassoum et du chef du gouvernement sortant Nouri al-Maliki et de plusieurs ministres du cabinet de ce dernier.
La séance a été, notamment, marquée par la prestation de serment constitutionnel des membres du cabinet de Abadi devant le Parlement après l’octroi de la confiance, tandis que le Abadi a demandé un délai d’une semaine afin que les forces politiques puissent s’accorder sur le nom des candidats aux ministères de l’Intérieur et de la Défense.
Haydar Abadi a dévoilé dans son allocution prononcée à cette occasion le plan d’action de son gouvernement qui prévoit, tout particulièrement, « la dynamisation de la décentralisation dans la gestion des affaires du pays en procédant à une révolution administrative ».
« Nous comptons également demander également des comptes et séparer les fonctions administratives des postes politiques », a-t-il encore dit.
La séance a été, par ailleurs, ponctuée par le vote des députés de la désignation aux postes de vice-présidents de la République, de Nouri al-Maliki, chef du gouvernement sortant, de Iyad Alleoui, ex-chef du gouvernement et de Oussama al-Nujaifi, président sortant du Parlement.
Le Parlement a approuvé, également, la nomination de 3 vice-présidents du chef du gouvernement. Il s’agit de Bahaa al-Aaraji, de Salah al-Matk et de Hoshyar Zebari.
Au début de la séance, Salim al-Jebouri a indiqué que le nombre des députés présents s’élevait à 182 avant que quelques députés ne se retirent et ne restent que 178 membres de l’Assemblée.
L’Alliance kurde et la coalition « Badr » (faisant partie de l’Alliance Nationale chiite) ont boycotté la séance. La coalition Badr exprimait ainsi son mécontentement du refus d’accorder à Hédi al-Mari du portefeuille de l’Intérieur, tandis que l’Alliance Kurde protestait contre la non-prise en considération de certaines de ses demandes dans le programme gouvernemental.